Méritocratie


13266. C’est le nombre de fois où j’ai débattu avec des moulins à vent du salaire des footballeurs sur le thème qui devrait être éculé mais non : « Les footballeurs gagnent trop d’argent pour taper dans un ballon ». De. La. Merde.

Dans la vraie vie, pas dans la vie fantasmée des gus qui ne voient pas plus loin que le bout de leur tarin, les gens sont en général sous-payés ou payés en fonction des richesses qu’ils créés mais pas surpayés.

Dans le cas qui nous intéresse, les footballeurs sont bien évidemment payés à hauteur des richesses qu’ils créés.

Bien entendu, les David Beckham and Co sont peut-être payés plus que ce que leur talent et leur apport sur le terrain vaut réellement, mais les bénéfices d’un but marqué ou même d’une victoire sont peanuts par rapport aux recettes dégagées par les droits télé, le merchandising ou le sponsoring.

David Beckham, qui gagne 4,5 millions d’euros par saison (31 millions avec les revenus publicitaires) n’a pas rendu son club des Los Angeles Galaxy meilleur soit, mais vous aviez déjà entendu parler du Los Angeles Galaxy avant l’arrivée de Becks vous ?

Le Spice Boy fait vendre des maillot en Asie, remplit les stades de MLS et fait parler du soccer chez Jay Leno. Qu’on lui donne donc ses millions. N’en déplaise à certains, il ne les a pas volés.

Et si le football était au bout du compte l’incarnation sportive du communiste ? En effet, quel autre business peut se vanter de mieux payer ses ouvriers que ses patrons ?
Dans quelle entreprise, celui sans qui les idées ne seraient que vaporeuses, s’en met-il plus dans les fouilles que le manager ?
La formule 1, le cinéma et le basket ne comptant pas, la réponse est donc aucun.

Pourtant, pour beaucoup le football est devenu le symbole du capitalisme sauvage, en mode « espèce menacée » ces derniers temps. Sautant sur l’occasion de la crise, même les patrons de club appellent de leurs vœux une autorégulation des dépenses avec l’instauration d’un salary cap basé sur les revenus de chaque club avec l’objectif d’introduire un peu d’équité sportive dans le foot par l’argent. Comme dans le sport américain, précurseur en la matière. Pour info sans le carnet de chèque de Florentino Perez, le Real Madrid gagnait déjà tout il y a 50 piges.

Je le dis et le répète, les salaires des footballeurs ne me semblent pas indécents puisqu’ils sont en rapport avec les richesses qu’ils produisent et les recettes qu’ils génèrent pour les clubs, les médias, les sponsors et les fédérations.

Une multinationale telle que Nike verserait-elle plusieurs millions d’euros par an à Cristiano Ronaldo ou Franck Ribéry s’ils ne rentraient pas largement dans leurs frais ? Bien évidemment que non, on n’est pas chez Emmaüs.

Les footballeurs sont l’illustration presque parfaite de la justice sociale rêvées par Besancenot, Laguillier and Coco : être payé, dans la mesure du possible, à hauteur des richesses qu’on créée. Mais tant que le pékin de base n’aura pas compris ça, les patrons pourront dormir sur leurs deux oreilles.

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Classé dans Football, Sport

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