La vie c’est des moments, des rencontres


Ainsi parlait le brillamment inspiré Otis lorsque Pano l’interrogeait sur la qualité de sa condition de scribe dans ce qui reste la scène la plus culte d’Astérix et Obélix Mission Cléopâtre.
J’ai pu le constater par moi même à quatre reprises en une semaine. Début du film.

Première scène il y a deux semaines day 2 day. De passage à Paname pour quelques jours de repos bien mérités, je reçois un coup de fil de Mathieu qui après avoir fait son petit numéro habituel me propose de  filer à l’anglaise direction Florence pendant un peu moins d’une semaine. Bonne nouvelle, officiant en tant qu’accompagnateur scolaire, j’ai la possibilité de découvrir la ville des maîtres de la Renaissance italienne à l’œil. Ça ne se refuse pas.
Deux jours plus tard, après un léger suspense de circonstance pour la forme, mon cul est bien au chaud dans le Palatino, train couchette d’un autre âge voguant vaillamment vers Roma Termini avec escale à Florence malgré les prédictions apocalyptiques de certains qui annonçaient un retard de quatre heures.

Au final, le train n’aura qu’une heure et des poussières de retard, j’aurai passé un excellent séjour, entre beaux endroits, œuvres d’art intemporelles et gamins adorables. Great.

Lundi dernier, de retour à Paris ville de l’amour, je vais faire un tour du côté, non pas de chez Swan mais de la Fnac Forum pour quelques investissements à caractère touristique. Il est 17h30 quand j’arrive sur place, en même temps que Zac « OMG il é bocou tro bo, Vanessa Hudgens est une sale pute » Efron.
Je savais qu’il y avait une faune des plus variées à Châtelet, mais là, c’est de pire en pire.
Avant ça, j’ai bu un verre avec mon vieux pote Simon, co-fondateur de MyMajor Company. J’en ai appris de belles. Mais je ne bosse plus dans le people alors chut, c’est top secret !

Le lendemain, back from Châtelet (non je n’espérais pas retomber par le plus heureux des hasards sur Zac « trop beau pour être hétéro » Efron), je me fais alpaguer par une sympathique assistante de production de l’émission d’M6 « Belle toute nue« . Elle me demande de bien vouloir enregistrer une séquence au cours de laquelle je devrai dire du bien d’un espèce de gros tas dont le corps en lingerie est placardé sur un kiosque à journaux. Comme dans Intervilles où ils vous lâchent une vachette sur la face alors que vous devez déjà traverser une planche savonnée déguisé en paire de ciseau, il y a un handicap. La pauvre jeune fille en question (31 balais, elle en fait 10 de plus) est aux côtés de l’animateur de l’émission qui, gay comme un pinson, s’impatiente de me soumettre à la question.
Après un briefing des plus succinct par la rédactrice en chef du programme, laquelle drive l’animateur et la « candidate » par l’habile truchement d’une discrète oreillette, je revêt ma plus belle panoplie de faux cul pour caresser la prod’ dans le sens du poil : « oui elle a un corps harmonieux« . Attendez de voir l’harmonie, vous allez vouloir m’envoyer des lettres de menaces.
A ce stade du programme, la pauvre bougresse protège encore son intimité avec une culotte et un soutif’, mais comme le laisse entendre le titre de l’émission, le but est qu’elle se foute à poil alors tout le monde doit y mettre du sien. Grâce au méchant Jojo suffisamment gentil quand même pour jouer les faux culs ? Réponse en juin ou juillet prochain, ils ne savent pas encore.

Dernière scène avant le prochain épisode. Mon histoire d’amour avec M6 se poursuit mercredi dernier. Une journaliste de l’émission « 66 minutes » me contacte par mail à propos d’un groupe que j’ai créé sur Facebook « Je donne 200 euros de ma première paye à celui qui m’aide à trouver un job sympa« . Jeune et cool, elle m’écrit en me tutoyant qu’elle prépare un reportage sur le thème « trouver un job par temps de crise » (bah voyons), qu’elle turbine beaucoup avec FB (ah le journalisme d’investigation de la petite chaîne qui monte mais qui ne sait pas où…), qu’elle se demande si ma proposition est sérieuse et que ça lui ferait très plaisir que je la recontacte.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Après tout, on ne sait pas jusqu’où ils sont prêts à aller pour un bon sujet. Peut-être jusqu’à me trouver un job ?
Suite à une discussion d’une demi-heure pas inintéressante du tout, elle commence à tirer des plans sur la comète : « ça vous dérangerait qu’on fasse un reportage sur vous ? On pourrait vous suivre en train de chercher du taff puis d’avoir une proposition par le biais de votre groupe, de décrocher le boulot et de filer les 200 euros à celui qui vous a aidé à le trouver ? »
On y est presque ma cocotte, encore un petit effort…
Elle en parle à son rédacteur en chef. « Fais ce que t’as à faire… »

Ma vie est passionnante. Une vraie vie de blogueur.

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