Les Maçons du Coeur, où l’incontestable preuve de la supériorité de la TV US sur le Paf


Télévisuellement causant, la France n’est pas prête d’arriver à la cheville de son cousin ricain. Pas d’offusquement cocardier je vous prie. D’abord parce que je me permets de vous rappeler que « si les ricains n’étaient pas là nous serions tous en Germanie à parler de je ne sais quoi avec je ne sais qui« , et ensuite parce que j’ai raison.

La preuve. Il y a quelques années, Jean-Pierre Foucault, monument national s’il en est, a entrepris de devenir David Letterman en présentant un talk-show à l’américaine un vrai, avec bureau pour le présentateur, fauteuil pour l’invité, mugs pour les deux, orchestre à la cool et public qui applaudit sur commande.
Intitulé comme une menace « On vous aura prévenus« , l’émission, diffusée en seconde partie de soirée chaque lundi, ne fera pas long feu malgré cette séquence sans égale où un jeune titulaire du permis de conduire se voyait offrir une Ferrari si d’aventure il réalisait le créneau parfait avec ladite voiture sans faire tomber des plots. Handicap supplémentaire, papa ou maman stressant côté passage pour filer un coup de main au gamin. Si ma mémoire ne me trahit pas, l’émission n’a pas duré assez longtemps pour voir quiconque accomplir pareil exploit.

Des exemples du même acabit, il y en a autant que de chicots dans la bouche de Bruce, le requin mécanique des « Dents de la Mer« .
Depuis quelques années, les émissions de décoration cartonnent en particulier « D&Co« .
Animatrice survoltée, équipes au taquet pour tout changer en 48 heures, changements radicaux de home rotten homes, la ménagère surkiffe.
Ah ! Si elle avait le bonheur de connaître « Extreme Makeover Home Edition« …

Diffusée sur TMC sous le titre pompeux et tire-larmes « Les Maçons du Coeur« , « Extreme Makeover Home Edition » est à la télé US ce que Leo Messi est au Barça : son plus beau joyau.

LE CONCEPT – L’équipe design, cinq architectes, décorateurs et charpentiers interchangeables, débarque en grandes pompes chez une famille de pauvres et/ou de gens à qui la vie n’a pas fait de cadeaux pour raser leur vieille bicoque et leur construire une maison digne d’un sitcom américain en seulement cinq jours, tout en montrant au monde entier la force de certaines valeurs yankees. Une entreprise de construction et une chaîne de magasins (Sears) se font leur petite promo et se payent une belle opération de com’ en offrant les travaux et le mobilier rubis sur l’ongle aux familles.

Maintenant que vous savez de quoi ça s’agit, il convient de revenir sur le déroulement de l’émission.

LE CHOIX DE LA FAMILLE – Tout commence avec Ty Pennington. Beau gosse blond aux yeux bleus, cool et foufou comme un chiot qui court derrière une bagnole télécommandée, il débarque dans le bus de l’émission où l’attend bien sagement l’équipe design avec une cassette tellement chargée en potentiel lacrymale que les gendarmes mobiles envisagent son utilisation en cas d’émeutes ou de manifs étudiantes.
Dans cette vidéo amateur, une famille répondant à un cahier des charges particulièrement exigeant, défend sa candidature et demande aux « Maçons du Coeur » de venir leur offrir une nouvelle maison et une nouvelle vie.
Pour espérer être choisis, il faut avoir un minimum de huit enfants à charge, des dettes, une maladie grave, un handicap physique, un parent en moins et/ou une maison qui ne ferait pas tâche dans le plus pauvre des villages albanais. Plus vous répondez à ces critères, et plus vous avez de chances d’être les heureux élus.

Si la contraception n’a aucun secret pour vous, alors il faut que l’un de vos deux enfants soit malade ou qu’il ait eu un grave accident. Genre « je venais d’obtenir une bourse universitaire pour être running back à UCLA mais j’ai perdu l’usage de mes jambes en tombant du toit alors que j’essayais de boucher un trou avec une bâche tandis que l’ouragan Vaness’ menaçait. Depuis j’ai perdu ma bourse et je dors dans la cuisine parce que je suis trop lourd pour que mes parents puissent me porter dans ma chambre qui se trouve au deuxième étage« .

Parfois des familles de compétition proposent leur candidature. Il y a peu, on a ainsi pu voir un couple qui élevait dans une petite maison sa demi-douzaine d’enfants autistes. Et j’aime autant vous dire que c’était loin d’être aussi fun que « Rain Man« .
Quand on n’a pas la veine d’avoir des enfants autistes, il faut avoir la fibre Dardennes et être capable de mettre en scène malheur et misère pour s’attirer les grâces de Ty and Co.
Il y a quelques trucs qui marchent à tous les coups : la mort récente et foudroyante de papa qui n’a pas eu le temps de terminer la maison familiale, les enfants obligés de vivre à quatre dans la cave parce que la maison est trop petite, les parents mexicains qui ne demandent rien, si ce n’est une petite part du rêve américain pour leurs enfants ou encore la famille trop nombreuse pour dîner à la même table.

Sur ce dernier point, il y a toujours un des joyeux drilles de l’équipe, généralement l’Anglais, qui se fixe pour mission de construire une table immense digne du Conseil d’Administration de Coca-Cola. Il y arrive toujours et à la fin toute la famille lui saute dessus pour l’embrasser et lui dire qu’il est génial et qu’il mériterait d’être américain.

Rassurez-vous, il n’est pas le seul à bénéficier de ce privilège. Après en avoir fini avec la cassette, Ty Pennington, comme pour symboliser la vigueur de la démocratie américaine et l’incontestable liberté dont on jouit chez l’Oncle Sam, soumet sa décision à l’approbation de l’équipe : « Alors, on va aider cette famille ou pas ?!« . Depuis le 3 novembre 2003, personne ne lui a dit non.

PREMIERE RENCONTRE AVEC LA FAMILLE – Sur les coups de 9 heures du matin, le bus des « Maçons du Coeur » se gare devant la maison de la famille élue qui n’est au courant de rien. Le jour de l’enregistrement de l’émission, elles sont d’ailleurs trois à faire le pied de grue chez elles avec l’espoir d’entendre Ty Pennington tonitruer le nom de chacun de ses membres dans son mégaphone.
Le porte-voix de Ty Pennington est aux « Maçons du Coeur » ce que l’île est à « Lost« , ce que la canne est au Dr House ou encore ce que la tronçonneuse est au massacre.
Dès l’instant où Ty commence à s’égosiller dans l’ex-meilleur pote de Mickael Youn, il ne faut pas cinq secondes pour voir rappliquer en trombe (trombe = pleurs + rires + sprint + cris) les membres de la famille. Chacun se choisit un membre de l’équipe design pour une longue étreinte sensée exprimer l’infinie gratitude d’avoir été choisis. Comme Ty est le boss, il a généralement le privilège de serrer dans ses bras le chef de famille, même si en beau gosse qu’il est, il préférerait sans doute cajoler la fille aînée qui vient de fêter ses 18 automnes.
Lors de cette séquence, vous entendrez plus de mercis que si vous veniez de laisser un pourboire dans un resto chinois.

Heureusement, ça ne dure pas sept ans non plus. Ty et sa clique n’ont que cinq jours et une heure et demi d’émission pour faire le métier comme dirait Nikos. Alors pas de temps à perdre.
L’équipe investit la maison. Ty fait le tour du proprio avec le chef de famille, pendant que les autres tentent de tirer les vers du nez aux enfants. Deux séquences bien distinctes.

LE TOUR DU PROPRIO PART I – « Les Maçons du Coeur« , appelés « Les Anges de la Rénovation » au Québec, est avant tout un divertissement. Le fait est que visiter un taudis, ça n’est pas spécialement divertissant sans quoi on aurait transformer Barbès en Disneyland il y a une paye. Et puis des gens très pauvres, ça fait très tâche dans un pays très riche.
Heureusement, pour dédramatiser la misère, Ty a toujours deux trois blagues et une facétie en réserve. Cinq ados blacks d’1m80 au garrot en moyenne qui dorment dans une pièce de 10m², ça n’a pas l’air poilant, mais à bien y réfléchir, vous trouverez une vanne même pas méchante puisqu’au final elle permettra à un membre de la team de dire que malgré la pauvreté et le malheur, la famille Murphy est forte, sympa et soudée. Cool.

Bon c’est un divertissement, mais dans le cahier des charges des « Maçons du Coeur« , il faut de la pleurniche. Pas de problèmes, Ty Pennington, charpentier de métier comme Jésus, sait y faire.
Exemple.
Seul avec la mère de famille dans sa chambre, il prend un air aussi compatissant et concerné que le respect de la dignité humaine l’y autorise et lui demande en montrant la photo du père mort il y a six mois d’un cancer du pancréas :
« – Ca a été dur après la mort de Jack pas vrai ?
Oh oui, c’était un homme bon vous savez. Il est encore avec nous, il nous donne la force de continuer, c’était le meilleur des maris, le meilleur des pères, le meilleur des hommes« .
T’avances pas trop Karen. Dans la dernière émission, une certaine Annie du Nebraska a dit la même chose sur Richard, son mari mort  après qu’un séquoia lui soit tombé dessus lors d’une mission d’intérim en tant que bucheron dans le parc des Everglades.
Pas gêné pour un penny et rompu à l’exercice, Ty serre la veuve éplorée dans ses bras, lui dit que ça va aller, que tout va changer et qu’elle a quand même du bol parce qu’elle a des enfants merveilleux. Sacré Ty.

LE TOUR DU PROPRIO PART II – Quand on parle des nains, voilà qu’ils pointent le bout de leur mètre vingt. Pendant que Ty fait sa petite affaire, l’équipe design prend la mesure du chantier qui les attends avec les enfants et en profitent pour recueillir leurs doléances.
La séquence est généralement assez savoureuse. D’abord parce que les Barbies de l’émission, interchangeables à souhait, ont systématiquement l’air d’anciennes carriéristes aujourd’hui en mal d’enfants qui s’en prendraient bien un avec elles telle Madonna au Malawi.
Ensuite parce que quand un gosse de cinq ans dit « j’aime le pain« , ça devient dans la bouche d’un mec de l’équipe, généralement Michale Moloney, gay comme un pinson : « Bobby rêve plus que tout de devenir boulanger. Il ne pense qu’au pain tout le temps, c’est son truc. On va lui installer un four à pain, un pétrain et une façonneuse dans sa chambre pour qu’il puisse vivre sa passion et on va faire un lit en forme de chausson aux pommes« . Notre gay-luron prend alors la route de la fac de boulangerie-patisserie de l’Arkansas pour designer la chambre boulangerie parfaite. Il ne sait pas qu’hier encore, Bobby détestait le pain, adorait les lapins et ne se nourrissait que de carottes en conserves.

Si l’aîné aime les chevaux, là où Valérie Damidot lui aurait collé un poster de cheval sur le mur et offert des dessus de lit Petit Poney, l’équipe design des « Maçons du Coeur » fera de sa chambre la réplique exacte de l’hippodrome de Vincennes, mettra le petit-fils de l’Etalon Noir dans son jardin et lui offrira des leçons d’équitation avec l’équipe olympique américaine de la discipline.

Avec de tels excès, les Américains vont connaître toute une génération de jeune adultes en psychanalyse pour des monomanies pathologiques après que Ty Pennington ait fait irruption dans leurs vies.
J’aimerai bien vous y voir vous à 19 ans en train de dormir dans un lit camion de pompier parce qu’à 7 ans vous aviez dit des gens bizarres que vous vouliez devenir soldat du feu !
« Les parents n’auront qu’à changer le lit quand le gamin grandira« . On voit bien que vous n’avez pas la moindre idée du prix d’un lit camion de pompier. « Les Maçons du Coeur » c’est pas « Qui veut gagner des millions ?« . La famille gagne une casbah d’enfer, mais elle reste pauvre. Mais chut, ça n’est pas le sujet.

Une fois que Ty et les autres en savent plus sur la famille, ils vous foutent tout ça dans une limousine direction Disneyworld pour cinq jours. Des fois ça change, ils les envoient dans les Caraïbes. Une fois, une famille a même été envoyée à Paris. « Les Maçons du Coeur » ne regardent pas à la dépense et pour cause, avec une moyenne de près de 15 millions de téléspectateurs, ils peuvent se le permettre.

Vient ensuite le brainstorming de l’équipe design, expédié en 35 secondes montre en main. On y met ses idées en commun, on dessine un plan de la maison en 2 4 6 et hop, on sort rejoindre Ty sur la pelouse de la maison pour assister à l’arrivée des ouvriers, des professionnels mis gratuitement à disposition par une entreprise, parfois aidés de bénévoles. La mise en scène de cette séquence est à la téléréalité ce que la première apparition de Kevin Spacey dans « Se7en » est au thriller : un must.
D’abord, il y a un bruit sourd. Puis au loin on devine des casques de chantier sur lesquels se reflète le soleil, au fur et à mesure que les silhouettes se dessinent une caméra grue s’élève comme pour nous dire « T’as vu ça comme ils sont nombreux ? Ca rigole pas hein ?!« .
L’équipe design fait les yeux ronds et rit bêtement comme si c’était une surprise. Pas du tout, ça se passe toujours comme ça.

Débute alors la séquence promotion de l’émission. Le chef de chantier (on ose pas dire le conducteur des travaux de peur de s’attirer des ennuis avec Ty Pennington) prend la parole devant ses troupes et y va de son speech pour les motiver. Dans ce petit discours qu’applaudirait sans se faire prier le révérend Camden, le chef de chantier vante les mérites de la famille, exalte le patriotisme communautaire des bénévoles, met en relief des valeurs cardinales telles qu’entraide et solidarité et souligne au stabilo que pour toutes ces raisons, SON entreprise et pas une autre a décidé de mettre son coeur sur la table pour aider la famille « parce que Bon Dieu, on en est en Amérique  et l’accès à la propriété fait partie du rêve américain quand même ! »
Au cas où ça ne suffirait pas à prouver que SON entreprise a une autre religion que celle du Dieu dollar, le chef de chantier ajoute parfois à la fin de l’émission que sa boîte a créé un fond de 150 000 dollars pour financer les études universitaires des enfants ou qu’elle a décidé de solder le crédit qui étrangle la famille depuis dix ans. L’Amérique ce n’est pas que Tom Sawyer, le pays de la liberté et les bords du fleuve Mississippi faut pas croire.

Avant de construire, il faut raser. Ty Pennington enfile un casque, attrape sa caméra DV et enregistre un petit film à destination de la famille.
Le montage essaye de nous faire croire que ladite famille assiste en direct à l’événement, mais il n’en n’est rien puisque souvenez-vous qu’elle est montée il y a une heure à peine dans une limousine direction l’aéroport pour aller se dorer la pillule chez Mickey (ça n’a d’ailleurs rien d’un hasard puisque l’émission est diffusée sur ABC qui appartient à Disney).
La démolition c’est LA séquence fun de l’affaire, alors tout le monde y met du sien à grands coups de massues ou de tatane, saccageant la maison (vidée des effets personnels de la famille quand même) sous les injonctions d’un Ty Pennington qui semble carburer au Red Bull en intraveineuse. Parfois, on donne dans le créatif. Par exemple, pour une famille dont la mère était une flic clouée dans un fauteuil par une balle ramassée lors d’une fusillade, Ty Pennington a fait venir le SWAT qui s’est occupé de la maison familiale à grand renfort d’explosifs et de béliers.
En une demi-heure à tout casser (ha ha ha), il n’y a plus rien.

A la fin de cette séquence, la famille n’est jamais très rassurée. Ils devraient avoir honte ces gens de peu de foi…

Passons à la construction de la maison. C’est comme les Lego, il suffit d’assembler les pièces. Les murs sont déjà prêts, il n’y a plus qu’à les emboiter.
Chacun s’affaire à ses petites affaires et Ty Pennington travaille à son projet secret. Pour autant il n’en n’oublie pas sa marque de fabrique : hurler dans son mégaphone à dix centimètres du visage de son équipe à la moindre occasion. Ty Pennington a comme qui dirait un léger dysfonctionnement : il a du mal à parler sans s’époumonner pour qu’on l’entende à 33 kilomètres à la ronde. 33, l’âge du Christ. Ty est charpentier. Comme Jésus. Hasard ? Je ne crois pas non, mais je m’égare…

La construction de la maison, c’est fatalement le moment le plus chiant de la maison. Du coup les producteurs pimentent cette séquence avec les enfantillages de Ty, la gay-mimique attitude de Michael Moloney en train d’acheter du linge de maison chez Sears, la blasé attitude de Paul DiMeo ou encore la neuneu attitude d’Ed Sanders.

L’Anglais dont je parlais plus haut (tu as dû lire ce passage il y a une demi-heure environ) c’est lui. Le bougre est plus royaliste que le roi et lors d’une séquence mémorable de l’émission, il s’est tranché la paume de la main après avoir enlevé la protection d’une scie circulaire pour terminer plus vite le drapeau américain en bois (sic) sur lequel il marnait depuis 48 heures pour une famille black dont le père, ancien Marines d’une trentaine d’année avec un physique à la Tyrese, était plus patriote que W himself. Lors de cette émission inoubliable, Ed, loyal sujet de majesté Elizabeth II, s’était répandu dans la larmiche au prétexte que sa femme et sa fille sont américaines et que lui aussi voudrait le devenir parce qu’il aime ce pays. Plus royaliste que le roi j’vous dit.

Passons sur toutes les petits contrariétés mises en avant pour créer un semblant de suspense genre « va-t-on terminer la maison pour le retour de la famille« . « Les Maçons du Coeur » finissent toujours dans les temps. Quitte à besogner toute une nuit sans fermer l’oeil ou à rameuter les 50 coéquipières de Jessica, 14 ans, dans l’équipe de pom-pom girls du lycée pour venir à bout de l’installation des rideaux.

WELCOME HOME FAMILY ! – Comme pour le reste, le retour au bercail se passe selon un rituel immuable, dont les moindres détails sont calculés au poil de cul près.
Tout le quartier/village/ville se réunit devant la nouvelle maison de la famille. Parqués derrière des barrières y compris quand il s’agit de mémé ou tonton, ils hurlent et trépignent d’impatience en agitant des panneaux « We love you » trop spontanés pour être honnêtes.
Arrive alors la famille, qui, comme si elle n’avait jamais vu l’émission, feint d’être surprise par un tel accueil.
Après un bref speech, Ty Pennington, demande à la famille si elle veut découvrir sa nouvelle maison. Question rhétorique évidemment. Jamais personne n’a répondu « Non pas tout de suite, je vais d’abord faire quelques courses chez Lidl« .
« Mais comment peuvent-il planquer la maison ? » vous interrogez-vous après avoir rassemblé ce qu’il vous reste de bon sens. En garant le bus des maçons juste devant tient. Fallait-y penser. Cette scène est à l’origine de la phrase culte de l’émission : « Driver, MOVE THAT BUS ! ».

[Si ça dure 10 secondes dans l’émission, il faut 2mn20 pour faire bouger le bus comme le montre cette scène]

Et là… Deux types de réaction. Soit la famille reste figée sur place et éclate en sanglot. Généralement ce sont les familles blanches qui font ça. Soit, elle se met à faire des bonds de vache folle, à courir dans tous les sens comme un poulet sans tête, à faire des checks avec les badauds massés derrière les barrières et à hurler comme si on était à un concert de Manu Larrouy. Souvent, ce sont les familles blacks avec des ados qui réagissent de la sorte.

Dernière étape avant la visite de la maison, Ty appelle ceux sans qui rien n’aurait été possible, l’équipe design et le chef du chantier. Embrassades, remerciements, taillage de pipes.
Le concours de blowjobs se poursuit lors de la visite qui permet aux maçons du coeur de récupérer leurs couronnes de lauriers. La plus belle revenant évidemment à Ty Pennington lors de la présentation de son projet secret.

Souvent il s’agit d’une chambre pour les parents qu’il appelle « un espace détente », mais des fois il fait plus original. Une salle de sport pour une famille de sportifs, une salle des trophées pour un ancien du Vietnam, une chapelle pour une famille de pasteurs dont le père est mort.

Après une dernière salve de mercis et la remise des clés, notre « Agence tous risques » des temps modernes peut reprendre la route mais non sans une dernière facétie de ce bon vieux Ty lors du générique de fin.

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18 Commentaires

Classé dans Télévision

18 réponses à “Les Maçons du Coeur, où l’incontestable preuve de la supériorité de la TV US sur le Paf

  1. Moi meme

    Tu devrais écrire un livre j’ai ri du début a la fin

  2. Christelle

    Je ne sais pas qui a écris ce torchon mais vous n’avez aucun respect !!!!! Vous démontrez bien la mentalité de beaucoup de français !!!! c’est en lisant des conneries pareilles que j’ai honte d’être française !!!!!! Vive TY PENNINGTON, EXTREME MAKEOVER HOME EDITION ET VIVE L’AMÉRIQUE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    • sarah

      je suis d’accord l’équipe des macons du coeur est géniales et cette émission est un souffle d’altruisme dans le monde, cette article qui cherche a être ironique, montre un aspect dégradant et irrespectueux a l’emission. les americains sont positifs et les français comme on le voit sur ce site jaloux et pessismiste. en meme tant je crois que la grande force des americains se trouve dans leur foi et leurs reve, le désir d’ambition.
      ce qui est loin des idées française athée, fataliste et feignante,sans valeurs morales. le pays des fonctionnaire ne peu rivaliser avec celui de l’ambition et de la grandeur américaine.

      • Nicolas

        Poudre aux yeux, ils font un semblant d altruisme mais dans la plupart des cas cela n est en rien preuve de générosité : imaginez que vous n avez plus un sous en poche… On vous donne une maison de la taille d’un chateau… comment allez vous faire pour l entretenir? Comment allez cous faire pour payer des factures ?

    • Nicolas

      Ce que vous ne semblez pas comprendre, c est que vous vous êtes faits happer par le système américain…
      Le terme de « Impérialisme américain » est ici une fois de plus mis en preuve, je veux parler avec « ici » de votre réaction. Ce que vous aimer, en disant «  »Vive TY PENNINGTON, EXTREME MAKEOVER HOME EDITION ET VIVE L’AMÉRIQUE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! » » c est que des américains aident des américains (et non d autres gens je vous ferait remarquer !!) pauvres ou en difficulté, ce qui est certes un geste louable, mais qui est en réalité de la poudre aux yeux. Réfléchissez : la famille qui n a plus un sou en poche à cause d une catastrophe naturelle ou à cause d un membre de la famille malade etc… c est pas en lui offrant un maison flambant neuve qu’on va l aider, bien au contraire !!! Qui va payer les factures d’électricité? Qui va payer les factures d’eau ? qui va payer les produits d’entretient? Vous allez me répondre « la famille bien sûr, c est SA maison! »… Mais je vous rappelle que cette famille est toujours pauvre… par la force des choses !
      Donc ceci n est pas un « torchon » (qui êtes-vous pour juger un article qu’un homme a mis des heures à réaliser?) mais bien une peinture satirique, certes, mais vraie de la réalité…

  3. Jay

    Et moi c’est en lisant des commentaires aussi débiles que le tien que j’ai honte d’être français… Attends non, j’ai pas honte d’être français en fait, je ne te donnerais pas cette importance.

    Par contre ce que je vais te donner c’est un conseil : apprends à lire ça t’évitera de passer pour une cruche.

    Cordialement, la personne qui a écrit ce torchon, à ton entière disposition.

  4. Doowie

    Moi jme suis bien marré

  5. Jay

    Merci Doowie !
    En même temps si ton pseudo a un rapport avec le frangin de Malcolm, ça te range illico dans la catégorie des personnes de bon goût.
    Si tel n’est pas le cas, tu y fais ton entrée par la grande porte grâce à ton commentaire 😉

  6. Squikies

    Oh my gooood ! qu’est ce que j’ai ris !!! =D
    Je regarde les maçons du coeur, j’aime le concept et je me fais les même réflexions que toi ! mais le fait de les voir mis cote a cote comme ça mais c’est juste génial !!! félicitations ! j’ai passé un bon moment en te lisant =P

  7. Pearl

    ÉNORME !
    Merci pour ce bon moment !

  8. solex

    très bon article.
    On se demande en effet comment ces pauvres gens vont pouvoir (faire) entretenir tous les magnifiques cadeaux (presque empoisonnés) qu’ils reçoivent (piscine, ascenseur, gadgets inutiles et hors de prix …) .
    Il sera sage de leur offrir quelque chose de moins tape à l’oeil, plus sobre, solide et fonctionnel, mais l’audimat en souffrirait certainement…

  9. higuma

    moi jaime bien les ricains qui reconstruisent apres le passage d’ouragans et qui en retiennent les leçons,en construisant des maisons…..en bois???

    ils sont solidaires les ricains ca j’approuve,mais qu’es ce qu’ils sont cons bordel!

  10. cordier

    mynimir:
    moi j’ adore les maçons du coeurs et surtout ty je le trouve génial et si ca ne plait pas à certain tant pis pour eux.

  11. toto

    on s’en fou de se que tu dit , la seule chose a retenir c’est qu’une famille soit heureuse.

  12. barbie

    mdr. trop bien ton article, cette émission elle est super. elle fait du bien. ty and Co sont super. bisous

  13. Sam GOLD

    Bien vu l article Jay propre du début à la fin les gogols allez checker ce que sont devenus les familles de l émission avant de parler.(articles en anglais sur google).

  14. fyf

    Article assez special. mais a certains passages on ne sais pas trop si t’es jaloux qu’on ne t ai pas construit une super maison ou si tu te fiche carrement de cette emission. Epuis ta un probleme avec les blacks parce que tu les denigres trop la bref jai bien dormi tant ton article etai barban.

    • Tu racontes absolument n’importe quoi. Tu n’as rien à dire sur le fond, ni sur la forme d’ailleurs, alors tu convoques les poncifs habituels : racisme, jalousie, bla bla bla mon cul sur la commode.
      Et bref, si c’était barbant, fallait rester au lit plutôt que de te relever pour poster un commentaire. Bouffon.

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