« Ikigami » : Japo[pas]niais


Au Japon, une loi entend assurer la prospérité de la nation en rappelant à tous la valeur de la vie. Pour ce faire, un jeune sur mille entre 18 et 24 ans est arbitrairement condamné à manger les pissenlits par la racine, par le biais d’une micro capsule injectée à son entrée à l’école. 24 heures avant sa mort, il reçoit l’Ikigami qui donne son titre à ce manga dont le sous-titre « Préavis de Mort« , censé expliciter l’affaire pour les faignasses qui rechignent à lire la quatrième de couverture, n’est pas sans rappeller les glorieuses secondes parties de soirée Hollywood Night de TF1 (grands souvenirs pour nombre d’entre vous qui j’en suis sûr y ont vu leur première paire de nichons dans des scènes de cul formidable à la lueur d’une bougie).

 

Autant le dire tout de suite, les mangas ce n’est absolument pas ma tasse de thé, surtout que je déteste ça (le thé). Mon frère a pourtant essayé de m’accrocher au train de la bande-dessinée japonaise grâce à Naruto ou Slam Dunk, mais rien à faire, tout ça n’a jamais roulé que sur les rails de mon indifférence.

Samedi après-midi pourtant, arrivé chez Mathieu, j’ai attrapé « Ikigami« , le pitch qu’il m’en a fait ayant suffisamment asticoté ma curiosité. J’ai commencé à parcourir les premières pages, et là, impossible de m’arrêter. C’est cru, sombre, desespéré, adulte, intelligent, inquiétant, politique, prenant, génial. Le noir et blanc et la simplicité graphique apparente de l’ensemble servent parfaitement l’histoire, par ailleurs totalement dépourvu d’humour.
Tant mieux. Cet humour très « puceau » qui semble caractériser une partie des mangas m’a toujours rebuté. Ici, rien de tout ça. Pas d’histoire d’amour à l’eau de rose non plus.

Ce qui est intéressant avec « Ikigami« , c’est que l’on suit plusieurs condamnés dans leurs 24 dernières heures et dans leurs réflexions sur la vie et la mort une fois face à l’ineluctabilité de celle-ci, mais aussi un jeune fonctionnaire livreur d’Ikigami, dont nous partageons les questionnements moraux et le quotidien.

J’ai presque envie de m’aventurer dans le rayon manga du Furet du Nord pour acheter le Tome 2. C’est dire.

Un extrait d'Ikigami

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