Eli, Eli lama sabactani ?!


On aimerait tous pouvoir soutenir sans sourciller et sans tremblement de la lèvre inférieure qu’on a des goûts musicaux totalement dignes et irréprochables. Pourtant, qui n’a jamais été gaulé en flag’ la main dans le sac du mauvais goût à vanter, par exemple, les qualités du dernier album de Britney Spears ou à louer les mérites du slam ? [Répondre « Moi ! » est insuffisant, il faut un témoin de bonne moralité musicale crédible].

On a tous notre sous-sol honteux où on planque discretos nos secrets musicaux les plus inavouables, telles les VHS porno de notre adolescence lubrique. En ce qui me concerne, le moment est venu d’expier mes pêchés en confessant humblement mes récents blasphèmes.

– Lors des Victoires de la Musique, j’ai jugé que les seules bonnes prestations de la soirée étaient à mettre au crédit des BB Brunes avec « Dis moi« , de Sefyu avec « Molotov IV » et de Stanislas avec « La Belle de Mai« . Possédé telle une pucelle décérébrée, j’ai même eu des velléités de téléchargement du son du sosie du vilain de Bad Boy II avant de faire appel à de puissants exorcistes.

– Quelques semaines plus tard alors que je regardai la Nouvelle Star avec So, qui elle-même mirait la chose pour des raisons pro, j’ai applaudi avec l’enthousiame d’un pochtron la reprise de « Quelqu’un m’a dit » de Carla Bruni par Camelia Jordana, qui pense qu’elle a trop de style avec ses Wayfarer et ses tenue improbables alors qu’en fait elle ressemble beaucoup trop à Ugly Betty, le piège à loup dentaire en moins. « Quelqu’un m’a dit« , c’est injustifiable, même si Jay-Z et Bob Dylan la reprenaient en duo. Je n’aurai pas volé une bonne lapidation.

– Dernier écart musical en date, « Même pas fatigués » des joyeux drilles d’obédience noire Magic System en compagnie de Cheb Khaled, inventeur du concept de chanteur arabe à sourire repris ensuite par Faudel avec le succès que l’on sait. Hypnotisé par ce tube calibré pour petites blanches en quête de leur africanité, j’ai même guetté le clip de la chanson avec une certaine impatience. Le petit dialogue du début en patois caillera LV2 blédard, entre Kore et l’inénarrable Franck « Carglass » Ribéry m’a passé l’envie de rejouer au con.

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Classé dans Me, myself & aïe !, Music

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