C’est la lutte (demi-) finale !


Pour la deuxième année consécutive, le Barça sera le seul résistant latin à l’envahisseur footballistique briton qui cannibalise la Champion’s League à grand renfort de livres sterling depuis quelques années.

Pour la deuxième année consécutive, les médias vont faire leurs gorges chaudes de cette domination quasi sans partage des sujets de la Perfide Albion sur le ballon rond continental, convoquant tous les clichés existant sur la Premier League.

Sauf que… On a tendance à dire que plus les choses changent, plus elles restent les mêmes. Ces demi-finales pourraient démontrer que le contraire est tout aussi vrai.

Si comme en 2008, on se retrouve avec trois clubs anglais et un espagnol pour cette partie fine au sommet, les rapports de force ont quelque peu changé.

Premièrement, exit Lily Pool, viré de la LdC à grands coups de pompes dans l’arrière train par un Chelsea plus offensif que jamais au terme d’un match aller totalement loupé à domicile et d’un retour dantesque et quasi-miraculeux à Stamford Bridge. Instead, welcome to Arsene Wenger’s Young Guns ! Les Baby Gunners ont coulé le Sous-Marin Jaune de Villareal, bien aidés dans leur mission par l’absence sur blessure de Marcos Senna, la désertion de Cazorla , métamorphosé en Homme Invisible, le coaching insipide de Pellegrini et le manque de grinta des Espingouins. Résultat, victoire 3-0 après le match nul 1-1 de l’aller en Espagne.

En demi, les Cannoniers devront user de toutes leurs munitions et bien plus pour plier Manchester United, solide mais anecdotique à Porto. Les coéquipiers de Cristiano Ronaldo, qui a tenté de faire la nique à Cazorla dans le rôle de l’Homme Invisible après un but assassin et définitif inscrit dès la sixième minute, n’ont pas eu à forcer leur talent face à des Portugais volontaires mais impuissants. Malgré son sérieux, ce n’est pas avec ce match que Manchester va dissiper les critiques de ceux qui pensent que le bel édifice qu’est la meilleure équipe du monde en titre, s’effrite de plus en plus à mesure que la saison s’approche de ses derniers épisodes.

Si on n’augure de rien côté suspense, rayon spectacle c’est bel et bien Chelski-Barcelone qu’il faudra mirer. A domicile, les Catalans et les Blues nous ont offert les deux plus beaux matchs de cette Champion’s League. En ce qui concerne la clique à Lampard, il se pourrait même que le 1/4 de finales retour contre les ouailles de Benitez soit l’un des meilleurs matchs de l’histoire de la coupe aux grandes oreilles. Orgie de buts de toute beauté, climax au suspense cyclopéen pendant lequel on a bien cru que Liverpool allait réussir le come-back du siècle, coaching gagnant, match passionnant. Avec de pareilles vitrines, la Premier League n’est pas prête de céder sa couronne de championnat le plus suivi du monde.

Le hic, c’est qu’après avoir matraqué les Reds 3 buts à 1 dans leur antre imprenable d’Anfield, le joujou d’Abramovitch n’aurait jamais dû se retrouver dans pareille position, surtout avec l’absence de Steven Gerrard en face.

Du coup, on ne sait pas bien à quoi s’attendre lors de la redoutable demi-finale contre le Barça. Les hommes de Guardiola ont fait le métier contre le Bayern, qui par à coups a semblé vouloir jouer sa chance à fond. Malheureusement et en dépit de leur courage, les coéquipiers de Franck Ribéry (buteur au retour des vestiaires),  auront été trop maladroits lors du tango qu’ils ont essayé de faire danser aux Blaugrana dans les 15 premières minutes puis trop limités par la suite. Sortis de leur léthargie initiale, les Catalans n’ont jamais semblé inquiets, se créant même de nombreuses occasions notamment en touchant du bois. Pour un peu, on se dit que s’ils avaient été moins je m’en foutiste, ils auraient pu nous offrir un remake du match aller (4-0). Ce remake, tout juste l’aura-t-on sur l’égalisation de Seydou Keita, venu conclure d’une frappe limpide du gauche une action d’école remarquablement chorégraphiée par Iniesta, Touré et Xavi.

Grands favoris de la compétition, les Espagnols toujours en course pour réaliser le triplé cette saison, sauront-ils aller au bout, au milieu de cette armada estampillée Premier League ? Perso, je me souviens de la finale de l’année dernière, et j’espère bien que oui ! Mais pour cela, il faudra commencer par vaincre les statistiques : ça fait deux ans qu’un club anglais n’a pas été éliminé par un club non-anglais dans les matchs à élimination directe de la Champion’s. Les Blaugrana savent ce qui les attend.

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Classé dans Football, Sport

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