OSS 117 : Rio répond très bien


Contrairement à ce que soutiennent les passeurs de plats populos-faux derches de la lucarne, les critiques ciné ne sont pas que des pistoleros élitistes qui liquident les grosses prods à visées populaire. La preuve avec « OSS 117 : Rio ne répond plus« , célébré par le public et la critique, main dans la main.


Il faut dire que les tribulations cariocas du trop franchouillard Hubert Bonnisseur de la Bath sont un défouloir de haute-volée pour les zygomatiques. Ambitieux dans le fond et la forme, OSS 117 est écrit, mis en scène et interprété avec brio, ce qui devrait en faire le maître-étalon des comédies françaises.

Très 60’s dans l’esthétique, la réalisation et les dialogues, OSS 117 est aussi ce qui se fait de plus moderne rayon grosse marade. Un « flim » très politiquement incorrect contrairement à ce que se sont évertués à souligner Dujardin et Hazanavicius durant la promo du film.

La promo du film justement… Le seul défaut d’OSS 117… Comme si le second degré et la finesse du scénar’ d’ Hazanavicius et Halin couplé aux traits caricaturalement ringards d’Hubert ne suffisaient pas pour désamorcer les blagues antisémites du film, la plupart des médias se sont sentis obligés de toutes les passer en revue. L’effet de surprise s’en trouve ainsi émoussé sans que les blagues tombent à plat pour autant. De toute façon, le robinet à phrases cultes est grand ouvert, outshinant en cela le premier. Hazanavicius n’est pas le co-scénariste du « Grand Détournement » pour peanuts !

Je ne spoilerai donc pas tous les excellents moments de ce chef d’oeuvre comique bientôt culte qui confirme ce qu’on soupçonnait déjà : de tous les acteurs qui font rire, Dujardin est sans doute le plus talentueux. En dépit des horreurs racistes et mysogines qu’il balance sans aucun discernement, on se prend d’affection pour le beauf prétentieux et ringard qu’il interprète parce qu’il parvient à nous convaincre de son innocence enfantine, de ce bonheur qu’il a d’être lui et de son attachement sincère aux valeurs, à la morale, aux institutions et à son pays. Autant d’éléments moins patents dans le premier volet, un premier volet dont « Rio ne répond plus » ne saurait être une suite, puisque ça se passe 12 ans après, dans un monde, un contexte et une atmosphère différentes.

Si seulement les concurrents de Jean Dujardin pouvaient en prendre de la graine…

 

 

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Classé dans Cinéma, Critique

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