Expérience cinéxtrême : 17 ans, encore


Les ligues de vertus yankees, c’est du stocos. Tenez, pour promouvoir l’abstinence, concept aussi funky qu’une partie de jambes en l’air avec Valérie Damidot et Flapie Flament, le mariage et tout ce qui fait swinger les bigots dans leurs nids à pédophiles obscurantistes, elles ont dégainé une arme d’influence massive : Zac Efron.

Couac : Zac est jeune et cool, et ne veut pas avoir l’image d’un puritain coincé du rectum.


[Ampoule qui s’allume dans la caboche d’un scénariste] : Mike a 37 ans et la furieuse impression d’avoir foiré sa vie. Sa femme (pour qui il a renoncé à la Fac, polichinel dans le tiroir à 17 ans oblige) divorce, ses ingrats de rejetons ne lui adressent plus la parole, il n’a jamais fini de monter le hamac dans le jardin, son best friend est un geek célibataire qui mange des céréales dans des bols Dark Vador et pionce dans un vaisseau sans être aussi drôle que Steve Carrell, et après 16 ans d’ancienneté dans une boîte qui deale du viagra, il se révèle trop bon vendeur pour obtenir la promo qu’il appellait de ses voeux. Pfiou ! L O O S E R !
« Si seulement je pouvais revenir à mes 17 ans, quand j’étais LA star du lycée... » s’exclame un Matthew Perry saoûlé de tout qui pense tellement haut qu’on l’entend : « Si seulement je pouvais revenir à mes 27 ans quand j’étais Chandler Bings ... ».

Exaucé (Mike hein, pas Matthew qui pour l’heure reste Zac Efron vieux) ! De retour dans le théâtre de ses exploits passés sous les traits de Zacounet mais avec sa mentalité de papounet protecteur et relou, il se met à la colle avec ses mômes pour aider sa victime de fils et protéger son idiote de fille en l’empêchant de coucher avec une terreur locale, particulièrement bas de plafond.

Ou comment nicher un chapelet de tirades moralisatrices et conservatrices dans la bouche de l’idole des jeunes pucelles décérébrées en toute logique. Qui irait faire la promo des relations sexuelles et de la capote quand le petit ami lubrique de sa fille se sert des régimes entiers de caoutchouc en promettant à celle-ci un week-end sous le signe de la fornication ?
Ca passe comme un lol sur MSN. Imparable.

Sentimentalisme mièvre et morale sentencieuse à 3 kopecks, ralentis crypto gay sur un Zac torse poil luisant de sueur virile, chorégraphie poseuse façon 2 Be 3 avant l’inévitable match de basket décisif… Dès les 180 premières secondes, les fans de High School Musical en ont pour les fifrelins de leurs parents. D’autant plus qu’il n’y a pas cette petite catin de Vanessa Hudgens pour venir phagocyter leur plaisir en rappellant que le Zac, c’est elle qu’il butine.

Passée cette intro digne de ce qu’aurait été un épisode de « Pour être libres » mis en boîte chez l’Oncle Sam, ça s’arrange.
Filmé comme n’importe quelle série par n’importe quel yes man, à grands renforts de plans maous, de ralentis et de numéros façon singe savant d’un Zac Efron en mode Harlem Globe Trotter, les ficelles du scénario sont tellement huge qu’on dirait plutôt des amarres. Pour autant, et c’est là l’incroyable, il n’est pas rare qu’on esquisse un sourire, voire même qu’on rigole (jamais au point de s’en claquer un abdo hein). 

Rayon acteurs passons sur le pauvre Matthew Perry, les gamins, la mère vue dans « 40 ans toujours puceau« , le supposé méchant peroxydé et le sous Ben Stiller qui sert de sidekick à Zac pour s’intéresser à ce dernier.
Impossible de le caillasser tant ce rôle de composition a tout de la mission Actor’s Studio pour lui (comme lorsque Will Smith enfile les gants d’Ali ou que Jamie Foxx se met derrière le piano de Ray Charles). Conscient que Mère Nature peut être une belle bagasse, Zac sait qu’il ne peut pas investir tout son capital carrière dans la valeur physique, bien trop fluctuante. Le beau gosse d’aujourd’hui peut devenir le gros chauve de demain. Remember Richard Anthony…
Par contre, le coup du « je joue avec mon image en me moquant des rumeurs d’homosexualité qui sprintent sur mon compte« , c’est bidon. Totalement.

Au final, ce teen movie béni oui oui baignant dans la mélasse cucul la praline se laisse voir sans déplaisir mais avec une effroyable honte. C’est ça le pire. Y’a pas à dire, les ligues de vertus, elles sont fortiches !

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3 Commentaires

Classé dans Cinéma, Critique

3 réponses à “Expérience cinéxtrême : 17 ans, encore

  1. céline

    tu es trobo zac you are bg lol !! jvoudrai tro te rencontrer

  2. Jayhova

    eh oh ! Ca va pas non ?! Retourne sur skyblog ! 🙂

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