Francis Lalanne, pauvre zouriche


Samedi soir, digestion de tartes flambées illimitées face à « On n’est pas couchés« .

Parmi les VRP de la culture et du divertissement en promo, Francis Lalanne venu cameloter son nouvel album et un livre, « Mise en demeure à Monsieur le Président de la République Française » dans lequel le désormais porte-parole de l’Alliance Ecologiste Indépendante, par ailleurs tête de liste du parti aux Européennes dans le Sud-Est, s’adresse à notre bon Napoléon en vers. Francis est le dernier des ménestrels, prière de ne pas l’oublier. 

C’est avec la passion qui le consume en permanence que l’animal médiatique, précurseur cornecul et excentrique des peoples en mode téléréalité, est descendu dans la fosse aux serpents.

Mon cerveau était trop embrumé par les calories et l’heure tardive pour que je sois en mesure de vous restituer avec suffisamment de précision pour que vous y trouviez un quelconque intérêt, les tenants et aboutissants du sujet. De toute façon, l’objet de la conversation, on s’en peint les couilles, la source de marrade, c’était sa mise en scène.

Le troubadour botté, chapeauté par un Ruquier empoté et un Bigard pyromane, a totalement phagocyté le débat par d’inutiles considérations sémantiques et des postures connement orgueilleuses. Du coup il n’y a pas eu de vrai débat, surtout que Lalanne, un peu Kanye West dans son genre n’accepte pas la critique.
En claquant la porte de la controverse au nez des tontons flingueurs de Ruquier, Lalanne a réalisé l’infaisable : boucher le museau de Naulleau et le mettre dans une situation d’impuissance en le privant de son arme de prédilection : la parole.

L’impétuosité de l’homme qui murmurait à l’oreille des arbres était probablement spontanée, mais beaucoup trop caricaturale de par son excès. Du coup, on était plus agacés que touchés par la sincérité de sa colère.

De plus ce dont le pauvre Lalanne ne s’est pas aperçu, c’est qu’en adoptant cette attitude de rébellion victimaire, il n’a pu apporter que de la flotte au moulin de ceux pour qui il n’est qu’un troubadour à fleur de peau, gentiment dingo et méchamment has-been. 

Surtout qu’il n’a pas su faire preuve de la dexterité d’un Jack Bauer dans l’identification de l’ennemi. Eric Naulleau jouant simplement son répertoire habituel du méchant grincheux, lequel lui a déjà valu les hourvaris de la bienpensance médiatique pour avoir titiller les glandes lacrymales de Laurence Boccolini et d’autres.

Ceux qui ont entraîné Lalanne dans la pente du ridicule (et franchement faut y aller, parce qu’on parle quand même d’un type qui attache sa queue de cheval avec un noeud façon Candy et qui porte des bottes de sept lieues), ce sont un Laurent Ruquier goguenard et un Jean-Marie Bigard en roue libre.
A chaque fois que le vilain petit Zemmour a tenté de développer son argumentaire dans l’un des rares créneaux de parole concédé par Lalanne, Ruquier s’empressait de l’interrompre pour lui signifier, sarcastique, qu’il était « d’accord avec Francis« . Evidemment, les élucubrations politiques du François Pignon of the day ne s’en trouvaient que galvanisées.

Quant à Bigard, il s’est glissé, sourire vicelard aux lèvres, dans la combi ignifugée du pompier incendiaire. Alors que les boulons de Lalanne fondaient lentement mais sûrement, le conspirationniste le plus connu de France avec Thierry Meyssan s’est levé pour aller murmurer quelques mots à l’oreille du cheval fou, l’encourageant notamment à se calmer pour ne pas se discréditer. Rouge comme une fraise Tagada, le sieur Francis a alors bondit de son fauteuil tel une adolescente nymphomane sur un sosie nudiste de Zac Efron, éructant contre Naulleau, retenu sans trop d’efforts par un Bigard amusé par tout ce cirque. Ruquier, même s’il ne s’est jamais départi de son sourire, avait bien compris que le pourfendeur des ronds de cuir était furieux et a été jusqu’à quitter son fauteuil le temps de calmer la bête, prompte à en découdre avec un Naulleau plus atterré qu’effrayé.

De l’aure côté de la petite lucarne, c’est mi-amusés, mi-consternés qu’on a suivi cette poussée de fièvre du samedi soirée, qui une nouvelle fois a ridiculisé Francis Lalanne.

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Classé dans Télévision

Une réponse à “Francis Lalanne, pauvre zouriche

  1. Anonyme

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