Dale Don Dalé


Depuis environ un an, le grand public s’est pris de passion pour la Soul Music et ses nouveaux ambassadeurs. Amy Winehouse, Duffy, Seal et même Raphael Saadiq (disque d’or, qui l’eut cru) ont connu de francs succès dans l’Hexagone. Tant mieux.

Conséquence, la musique de l’âme est plus que jamais au goût du jour. La Nouvelle Star se devait donc de dégôter un noble ambassadeur du genre.

Le bonhomme en question s’appelle Dalé. Petit renoi propre sur lui qui plaît aux filles et à leurs mamans grâce à son sourire de nice guy next door, Dalé connaît son petit précis du parfait chanteur soul sur le bout des doigts.

Emission après émission, il ne cesse de le prouver, accrochant à son tableau de chasse les bleus du jury et les votes du public. Le talent du garçon fait l’unanimité.

En se laissant posséder par un vieux classique de Ray Charles ou en réinjectant de la soul dans une reprise variétisée d’un standard du genre par Claude François (qui avait un putain de bon goût musical on ne le dira jamais assez, surtout que ça fait plaisir à ma mère), Dalé s’affirme d’autorité comme LE talent de cette saison.
Don’t believe the hype qui fait des courbettes à Camelia Jordana (« Saperlote ! Elle ressemble à Ugly Betty et chante bien, c’est génial ! ») et tresse des couronnes de lauriers à Damien (« Nom d’un président à talons ! Il ressemble à une fusion de Droopy et Woody Allen et il chante bien, c’est génial !« ).

Dalé lui, est né sous les brillants hospices de la finesse. L’une de ses qualités, et pas des moindres, c’est qu’en prenant possession du plateau de Baltard comme l’auraient fait les artistes dont il reprend les tubes, il ne porte pas sur lui TOUT ce qu’il est. Ce n’est pas un livre ouvert, à l’inverse de CJ, de Soann, de Thomas (tellement gay qu’on s’attend à tout moment à voir débarquer un groupe d’intervention homo contre les poncifs et la caricature) ou des gosses handicapés en sortie avec leur bio autour du cou (« né tel jour, un chromosome en trop qui m’a offert ce visage de mannequin, QI de 57, nombre de productions pédophiles auxquelles j’ai participé, etc… »).

Sa discrétion et sa sobriété, notamment vestimentaire, ne l’empêchent pas d’être flamboyant et de nous faire kiffer sans réserves. Leïla, la scie musicale de l’émission, devrait en prendre de la graine, elle dont les morceaux, tout aussi énergiques, finissent inexorablement en crissement de craie sur un tableau noir.

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Classé dans Music, Télévision

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