Son ex, le blog et moi


Polo Lacoste (ou Ralph Lauren, on s’en décalque les jumeaux), tarin pomme de terre, sourire Colgate et BM de papa, let me introduce you to the sidekick of our show, l’ex de ma nana. Le vilain parfait dans ma vie. Dans la votre aussi si vous prenez en compte son mystérieux money-making job dans les couloirs d’une banque genévoise.

Elle a beau me soutenir qu’ils n’ont jamais été un couple (comme si de savoir que c’était juste un fuckfriend dont elle était in love sans réciprocité était censé me faire chaud au palpitant), j’ai autant d’affection pour le bonhomme qu’une hyène pour un girafon.

Il faut dire que l’animal (ou le connard, j’hésite sur le sobriquet) hante chacune de nos disputes. Le pire, c’est que ce n’est même pas de son fait, puisqu’elle s’en cogne, mais du mien, borné, et éventuellement jaloux sur les bords.

Je n’en suis pas particulièrement fier, et je ne revendique pas qu’il est, si ce n’est normal, au moins inévitable que les gars soient jaloux des exs de leurs copines – Comme si c’était une sinécure d’apprendre la vie à une pucelle vierge sentimentalement – La jalousie n’a jamais été quelque chose de très intelligent de toute façon. Pour ma défense, j’ai appris au détour d’une dispute que régulièrement, l’emberlificoteur comptait fleurette à la belle, laquelle s’est longtemps demandé pourquoi cet amateur de golf a résisté à son indiscutable charme. Personnellement j’ai ma petite idée. Pour la même raison qu’il a longtemps caressé l’espoir d’emporter sur les bords du lac Léman une de ses meilleures amies : parce qu’il est con comme une valise. Bizarrement, mon hypothèse n’a jamais été validée comme une réponse plausible à cette question quasi-existentielle.

Souvent, les mecs ressortent les exs comme un vieux dossier culpabilisant. Je mentirai si je disais qu’une ou deux fois ça n’a pas été mon cas. Mais en réalité, c’est plutôt parce que je n’aime pas trop m’énerver contre elle et que du coup, quand la soupape de ma cocotte minute commence à jouer les polyphonies corses, je préfère penser à lui, sur qui je peux cristalliser une partie de ma colère.

Je me rends bien compte que rien de tout ceci n’est logique et que même cette note ne l’est pas. C’est plutôt lui qui devrait s’y coller, me maudissant de lui avoir chapardé une charmante demoiselle sous le nez (en même temps, vu qu’il est plutôt volumineux, il n’a peut être rien vu de mon forfait).

En fait si j’écris ces lignes, hormis le fait que c’est parce que j’adore sentir mes doigts danser sur mon Mac tout neuf, c’est parce que j’avais le sentiment jusqu’ici d’être totalement incapable d’écrire quoi que ce soit d’un tant soit peu personnel – Dire que j’ai été au ciné, et que je me suis cogné contre une poubelle rue Montorgueuil en revenant, ça ne peut pas être considéré comme personnel. Raconter mes exploits sexuels si, mais trop simple. Rien n’est plus personnel que ce dont on n’est pas fiers – Ce que je dis plus haut, c’est le plus acceptablement personnel dont je suis capable pour l’instant.

Et puis j’ai souvent entendu dire que l’écriture avait des vertus exorcisantes, alors si l’autre grand amour de ma vie peut me permettre de chasser l’ex du premier de mon présent et de mon futur, ça aura bien valu les quelques froncements de sourcils à venir.

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Me, myself & aïe !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s