Desperado


Depuis que je suis sorti de St-Michel de Picpus bac L en poche et connexion internet sous l’allonge, j’écris. Pour moi, pour les autres, ici ou là-bas.
Plumitif mercenaire, j’ai collaboré à des sites de basket, à un gros portail hip-hop, à un fanzine ciné gratuit et plus encore.
En sus, j’ai turbiné quatre ans dans une école comme assistant maternelle (toute vanne sera déclarée nulle et non avenue, ça n’a rien à voir avec maïeuticien) et j’ai accroché un Master en histoire des USA à mon tableau de chasse.

Pour mon premier CDI (sic) dignement rémunéré (sic bis), j’ai prostitué ma plume sur un site d’actu people. L’expérience ayant tourné court et pas rond, me voilà en quête du Graal de ma génération : un bon taff qui me plaît vraiment.
Comme je l’avais pressenti quand j’avais le cul au chaud calé dans le fauteuil qui tourne du mec qui a une once de pouvoir, je regrette aujourd’hui de ne pas avoir répondu aux multiples lettres d’embauche reçues en tant que négrier du web. Désormais, le destin étant particulièrement malicieux, c’est moi qui martyrise gmail en attente d’une hypothétique réponse. Si c’était à refaire… Je referais sans doute la même chose !

Pas de réponse est-ce pire que réponse type envoyée à la chaîne à tous les recalés ? J’ai encore du mal à me déterminer.
En revanche, pour la médaille d’or des pires réponses, je me suis déjà décidé :
« – Si nous avons quelque chose à vous proposer dans le people, nous vous recontacterons.
Euh… A moins de t’appeler Yann Barthes, mange plutôt un épicéa et refile moi une cystite ! »

D’un point de vue strictement rédactionnel, les treize mois passés à causer people ont été aussi agréables que le 22 novembre 1963 l’a été pour John Kennedy. Et c’est le jour où la banquette arrière de sa voiture a été repeinte avec sa cervelle.

Du coup, j’hésite à flouter habilement le climax des premiers épisodes de ma vie professionnelle. Le hic, c’est que j’y ai acquis tant de compétences que ça serait comme si Michèle Torr essayait de détrousser Rafa Nadal à Roland-Garros une main attachée dans le dos et un poulpe dans le short. Handicapant.
Je suis donc tenu par les couilles et obligé de vanter mon passage dans le people pour appâter le chaland(ployeur) avant de tenter habilement de détourner son attention vers le reste de mon oeuvre. J’ai la sensation d’être Clara Morgane (une Clara Morgane plate et intelligente ça va de soi) qui utilise sa notoriété pornographique pour taquiner le vibrato mais qui voudrait qu’on oublie qu’avant de chanter dans des micros, elle en suçait.

Enfin bref. Ceci étant dit, je ne désespère pas loin de là.

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