Dans la peau d’un touriste


Glossaire de mon parisian week-end avec Soso :

Château de Versailles : ils devraient appeler ça les Fontaines de Versailles ou le domaine de Marie-Antoinette. Ironiquement, le Château est l’étape la plus courte de la visite. La Galerie des Glaces est un peu surestimée. Si l’on en croit les portraits, Louis XIV ressemblait autant à Emmanuel Moire qu’à un biniou.
Excellente journée in fine.
Reflex en bandoulière : aussi essentiel pour un touriste que son mètre de cordage pour Rocco Siffredi. Aux gosses les appareils photos numériques, aux parents et à nous les reflexs.
Ce qui nous distingue du touriste lambada ? On ne se prend pas en photo devant la pyramide du Louvre. On essaye d’être artistiques nous, môssieur !
Le Louvre : Avec la Tour Eiffel et les Champs Elysées, c’est LE must-see pour tous les filous en goguette à Lutèce. Malin, le décorateur en chef de la capitale à tout flanqué dans le même km carré. Merci.
Ce qui nous distingue du touriste lambada ? On ne visite que la collection égyptienne. Pour La Joconde et la Vénus de Milo, il y a de beaux posters et de super cartes postales dans toutes les boutiques souvenirs de la capitale.
Marche musée : Quésaco ? La marche musée, c’est piétiner des heures durant derrière une famille de touriste américains débarqués de San Diego pour voir la Joconde ou suivre un troupeau de moutons pendant toute la visite du Grand Trianon.
Ce qui nous distingue du touriste lambada ? On râle contre ses putains de touristes qui prennent toute la place. Non mais ho !
Banc de piranhas : généralement chinois, il descendent d’un car en rangs serrés derrière une guide qui agite un foulard jaune sur une antenne de radio tenue à bout de bras. Dans chaque salle, ils se collent systématiquement devant le tableau le plus connu pour écouter religieusement leur prophète. Puis ils cavalent jusqu’à la pièce maîtresse de la salle suivante, avant de finir en mettant à l’épreuve les détecteurs de faux billets des boutiques de souvenirs avec leurs liasses de 200 boules. S’il les voyait, le Grand Timonier serait fier comme s’il avait été pape.
Pour un week-end à Paris, ça relève du domaine de l’acceptable. Quinze jours à écumer les musées new-yorkais, et vous chopez une jaunisse.
Pique-nique : vu qu’on n’était pas de passage chez Loulou La Brocante entre une descente chez Vuitton et une razzia Place Vendôme, on n’a pas les moyens de payer 6 euros pour un demi-litre de Coca et 9,5 euros pour un crudité poulet. Et qu’ils viennent pas nous dire que c’est d’époque ! Vive la glacière de portos et le casse-dalle.
Arnaque : un touriste qui ne se fait pas blouser, c’est comme un requin sans ratiche. Ca ne peut pas marcher. 8,00 euros pour les fontaines musicales de Versailles. Christophe Moulin et Julien Courbet sont sur le coup.
Mollet muscle (à prononcer façon cainri) : visitez Versailles puis arpentez Paname, et vous devenez doublure gambettes de Roberto Carlos. Tourisme, où le culturisme des jambes.

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