Funny People, 136 min pour rire


Au rang des glorieuses contributions de Judd Apatow au genre comique, on compte celle d’avoir osé dépasser la durée moyenne d’1h30 de la plupart des comédies. Sa prochaine bobine Funny People, devrait rentabiliser Seth Rogen, Adam Sandler, Eric Bana & Co pendant 2h16 ! 40 ans toujours puceau tutoyait les 2 heures et le trop moraliste En cloque mode d’emploi franchissait le Rubicon en poussant le bouchon comique jusqu’à 2h09. Pourtant y’a pas d’histoire de sorciers puceaux, d’anneau maléfique ou de singe bigger and louder dedans, juste des persos plus développés et fouillés que dans pas mal des comédies y compris certaines produites par Apatow himself. Entendons-nous bien, la taille n’est absolument pas un gage de qualité (merci de ne pas sortir cette phrase de son contexte pour essayer d’y lire entre les lignes des trucs sur mon compte). Very Bad Trip et Les Grands Frères durent une petite demi-heure de moins qu’En cloque, et atteignent des sommets d’humour quand ce dernier squatte trop souvent au rez-de-chaussée. Dommage pour un film qui affiche assez ostensiblement une volonté d’élever le niveau du genre.

En réalisant des comédies plus longues que ce à quoi nous étions habitués, ce n’est pas le côté comique que creuse Judd Apatow mais le versant « dramatique » qu’il choisit d’explorer. Autant ça marchait très bien dans 40 ans toujours puceau avec un Steve Carell très touchant dont le personnage évoluait vraiment selon sa psyché et pas seulement en réaction à des situations  artificielles créées de toute pièce dans un seul but comique, autant c’était moins convaincant dans En cloque mode d’emploi dans lequel le côté doux amer/sérieux prend trop le dessus sur la marade, en particulier après la première heure.

Funny People sera-t-il touchant ou too chiant alors ? Vu le pitch (un humoriste gravement malade n’a plus que quelques jours à vivre) et le triomphe critique et public d’En cloque mode d’emploi, on peut se faire du soucis. Mais comme ça se passe dans le monde du stand-up avec une palanquée de caméos qui vont bien (Eminem, RZA, Ray Romano), peut-être qu’on aura droit à des répliques qui claquent. Du comique de vannes plutôt que du comique de situation ? I buy it.

Ce qui est incompréhensible en revanche, c’est que le retour d’Eminem sur grand écran une paye après 8 Mile se fera le 31 juillet chez l’Oncle Sam et le 7 octobre en terre de France. Mais quoi ? Ils font venir les copies du film une par une en kayak depuis Big Apple ? Ils attendent le feu vert du clergé ? C’est traduit par des 4e en classe européenne ? Avec ça, faut pas s’étonner du piratage les gars…

Terrifying bonus : J’ai un point commun avec Marc Lévy (je veux dire autre que d’avoir un manche dans le falzard). Quand je lis ce que d’autres écrivent (comme elle), j’ai envie de bazarder ce blog à la poubelle. Sauf que Marc Lévy devrait écouter ses envies, lui.

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Classé dans Cinéma

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