« It would be easier to find the Ark of the Covenant »


Depuis que j’ai passé l’âge d’acheter des magazines pour les posters, je désespère de mettre la main sur un mag’ ciné Label Rouge. Parfois il m’arrive d’acheter Brazil mais je n’en suis jamais complètement satisfait tant le magazine est là où on l’attend, cliché jusqu’à l’absurde dans ses critiques et ses parti pris. Un petit côté élitiste mal venu qui me cogne sur le système au plus haut point. C’est dommage parce que c’est foutrement bien écrit, et par des gens qui connaissent leur sujet en plus.

D’autres fois, quand je dois me trainer en train jusqu’en Alsace et que j’ai déjà lu Technikart, So Foot, Reverse ou encore Générique(s), il peut arriver que je me porte acquéreur de Climax. Vous savez le spin-off de Score qui a changé 36 fois de nom et de formule sans qu’on sache trop pourquoi (j’espère que ce n’est pas dans le sens où Jennifer Aniston l’aurait fait pour s’emboîter à nouveau avec Brad Pitt)?
Le contenu des articles n’est jamais à la hauteur des sujets cool as hell claironnés en couv’. Pour un gars tel que moi qui accorde une importance quasi autistique à tout ce qui est bien écrit, c’est rédhibitoire.

Grosso modo la presse ciné hexagonale c’est donc de la merde. Première sort une nouvelle version tous les six mois dans l’espoir de survivre six mois de plus, Studio et Ciné Live ont donné naissance à Studio Ciné Live suite à un mariage contre nature arrangé, Mad Movies est trop cinéma bis prétentieux pour moi et L’écran fantastique est trop cinéma bis tout court.
L’unique publication ciné qui m’ait jamais donné entière satisfaction, la seule avec qui j’aurai pu convoler, c’est le défunt fanzine strasbourgeois Cut. Voilà des gars qu’on devrait retrouver aux manettes à la place de ces grattes-papiers fatigués qui cachetonnent dans le Cercle et le Grand Journal pour radoter les mêmes conneries attendues sur Miyazaki et Adam Sandler.

Bref c’est la merde. Ça l’est d’autant plus que sur le web ce n’est pas beaucoup plus jouasse. Même les blogs ciné de qualité se comptent sur les doigts de la main d’un Yakuza à la retraite. En désespoir de cause, je me suis donc tourné vers l’anglo-saxonie en achetant Empire, l’autoproclamé « World’s biggest movie magazine«  à la Fnac samedi. A 7,99 euros (3,99£), j’ai failli prendre un crédit conso mais quand on a le Lieutenant Aldo Raine à la question, des papiers sur Judd Apatow, Will Ferrell et Ricky Gervais et un appétissant dossier particulièrement ambitieux sur les 1001 meilleurs moments de cinéma, it’s worth it comme diraient les Ricains.

Reste à savoir si ça vaut vraiment le prix d’un bon bouquin. Je vous tiens au jus quand j’ai fini de boulotter l’affaire.

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Classé dans Cinéma, Presse

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