Come and see the other side


En ce moment ma vie c’est de la merde. Nonobstant, avant d’aller plus loin laissez moi citer Booba : « Si ma life c’est de la merde crois pas que la tienne elle est mieux« . Pour l’apitoiement on repassera.

Ma life c’est de la merde parce qu’après presque deux ans à aller de l’avant me voilà de retour au point de départ mais en pire : chez mes parents. Pourquoi en pire ? Parce que j’ai trop changé pour supporter de vivre dans l’atmosphère de guerre civile qui règne souvent ici. En plus ma sœur a récupéré ma piaule et me voilà maintenant à dormir sur un lit d’appoint en plein milieu du salon. Et quand je dis dormir, c’est un bien grand mot parce qu’en réalité j’attends plutôt que le colonel Maman finisse de flinguer les quelques neurones qui lui restent devant je ne sais quelle merde de TF1 pour pouvoir piquer un roupillon. [Prenez note parce que quand je serai célèbre, cet épisode de ma vie risque fort d’être mille fois amplifié et exagéré.]

Je ne fais que ruminer. On me dit que je devrais sortir mais je n’en ai pas envie alors je devrais faire quoi ? Me faire violence et sortir quand même pour donner le change et bonne conscience à ceux qui n’ont rien de mieux à me proposer pour aller mieux ?
Si un type n’a rien à me suggérer pour améliorer ma vie, il va avoir l’impression de ne servir à rien. C’est pour ça que je ne vois que Mathieu et mon frère. Ils sont là, ils sont comme d’hab’, ils m’écoutent si j’ai envie de parler et c’est tout. Pas de conseils à la mord moi le noeud.

Et puis qui vous dit que j’ai envie d’aller mieux d’abord ? N’y-a-t-il pas un singe savant ou un philosophe de mes deux qui a dit quelque chose comme « pour mieux rebondir il faut toucher le fond » ? Alors laissez moi couler. A pic. Et gardez vos conseils. Si comme le Titanic je ne remonte jamais, peut-être que ça donnera un beau film non ? Ou de belles notes sur ce blog.

Il faudrait que je baise d’autres meufs pour passer définitivement à autre chose parait-il. Ca serait comme de mettre un pansement sur une jambe de bois ou faire des points de suture au fil dentaire. J’ai trop changé pour assumer de bourrer une pauvre nana pour qui je ne ressens rien tout en ayant des sentiments pour quelqu’un d’autre. J’ai goûté à ces conneries et voilà que le sexe et l’amour sont maintenant en cheville dans mon caberlot. C’est là que je comprends les envolées moralistes de Judd Apatow dans 40 ans toujours puceau ou Funny People (quand même pas dans En cloque mode d’emploi mais attendez que je mette enceinte une inconnue…).

L’autre conseil qui revient sans cesse c’est de sortir et de voir du monde. Le truc voyez-vous c’est que je n’ai jamais aimé les soirées tomates-cerises fusse entre gens de bonnes compagnies, et les bars ressemblent bien trop à des open-space de l’amusement comme le disait Titiou dans son blog donc très peu pour moi. Et puis je sors et je vois du monde hein. Dans la rue le matin, dans le métro, au boulot, en allant manger à midi, en rentrant le soir, en allant au cinoche… Les gens me semblent tellement fades que ça me suffit amplement croyez-moi.

Un seul être me manque et je dépeuple tout.

La seule chose à faire pour que ça aille mieux tout de suite serait de rebooter mon cerveau pour oublier que tout ça a jamais existé.  Je peux aussi muséifier les bons souvenirs et envoyer les autres ad patres, pour cesser de se demander à tout instant si elle pense à moi, si elle chat avec bobo-connard sur Facebook, si elle ne s’envoie pas en l’air avec je ne sais quel beau gosse made in Kooples ou si elle ne s’amuse pas en pensant naïvement que les portes restent ouvertes même en hiver.

Mais ça n’est pas possible alors il ne reste qu’à faire comme dans les chansons, continué à avancer et laisser faire le temps puisqu’il parait qu’avec lui va tout s’en va.

Mathieu m’a donné hier le seul conseil sensé de ces derniers jours : « ça va mieux en le disant ».

Je ne te le fais pas dire. Et je compte faire en sorte que ça aille un peu mieux chaque jour. En attendant, comme dirait un petit musulman la veille de sa circoncision : « vivement demain ».

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3 Commentaires

Classé dans Me, myself & aïe !

3 réponses à “Come and see the other side

  1. Le conseil « ça va mieux en le disant » est effectivement sûrement le meilleur dans ses cas là.

    J’en aurais un autre, tout en sachant que je ne te connais pas 😉 : faire en sorte que toutes les choses négatives que tu cites plus haut se transforment en choses positives. Exemple dans le cas où comme moi ta passion c’est l’écriture : fais-en un roman ! fais-en un scénario !

    D’une part, tu extériorises . D’autre part, ça te fait avancer, ça t’amène ailleurs…

    C’est ce que je fais et ça marche… 😉

    • Jayhova

      Merci pour le conseil Michael! Perso je crois qu’il me reste encore quelques étapes de deuil à faire avant d’en arriver à la catharsis mais je sais que le tien est le bon. D’ailleurs je ne sais plus quel grand écrivain que le meilleur moyen de surmonter une rupture c’était d’en faire un livre !

      Après le truc c’est que pour faire un livre, il faut être prêt à écrire le mot fin avant de le ranger dans une bibliothèque et de passer à autre chose. En attendant ce moment, j’essaye d’aller de l’avant. Hier par exemple j’ai été voir le Petit Nicolas et ce soir je vais voir Crank II ! lol Je suis sur la bonne voie non?!

  2. Jayhova

    Putain j’ai écris comme un gitan dessus tellement il manque de mots ! Bon vous avez qu’à vous dire que si on filait un clavier au perso de Brad Pitt dans « Snatch », ce qu’il écrirait ressemblerait probablement à ça !

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