The King is dead. Long live the King.


Hier au McDo, je me suis retrouvé dans une situation inédite : je n’avais envie de rien. Il faut dire que je suis un Burger King boy.

Me voilà bien arrangé.

C’est un scandale à la française comme il y en tant dans les pages du Parisien. Un scandale digne de la colère d’un Christophe Moulin. Une abomination. Burger King n’existe pas en France. Espagnols, Anglais, Suisses… Tous nos voisins nous narguent avec leurs Whopper et nous, parents pauvres de la junk-food, on en est réduit à un choix qui n’en n’est même pas un : Quick ou McDo (ou KFC pour ceux qui se foutent de manger des poulets crevés par l’ammoniaque de leurs propres fientes).

En 1997 Burger King a fermé ses 39 restaurants français la faute à une rentabilité insuffisante. Ca date. Je me souviens pourtant très bien du resto de la place Léon Blum, remplacé depuis par un fast-food à Ronald. Enfant, j’y allais un dimanche sur deux (ce qui explique en partie mon embonpoint pré-pubère) et pour être franc, pauvre fou abruti par Bioman et Olive & Tom que j’étais, j’avais les boules (celui qui a pensé que j’ajouterai les glandes, les crottes de nez qui pendent est prié de quitter les lieux immédiatement et d’emporter tout son barda). J’avais les boules parce que pour moi, leBurger King, c’était le McDo du pauvre, une sorte de Leader Price des fast-foods.

Puis à l’occasion d’un séjour à Madrid et de vacances à New York, j’ai redécouvert la joie de la démocratie fast-food en ayant la possibilité de faire un vrai choix. Soudain, je me suis souvenu. Les portions de frites XXL, les onions rings, le double whopper…
Ah le double whopper… 3 étoiles au Michelin pour le double whopper. Le symbole de la gastronomie américaine. Le Jay-Z des burgers. Imaginez un peu : le double whopper de Burger King avec la sauce du Big Mac de McDo : le rêve de tous les fins gourmets qui n’ont qu’une demi-heure le midi pour cramer leurs tickets restos.

Le double whopper est à l’humain ce que le zèbre est au boa : suffisant pour survivre 6 mois une fois dans l’estomac. A cause du whopper, on a déjà pensé à retirer l’appellation fast-food au Burger King. Ca peut se manger fast certes, mais une fois au fond de l’estomac, oubliez même la notion de vitesse pendant une bonne heure !

Malheureusement tout cela n’est qu’un lointain souvenir d’enfance, de vacance pour les plus chanceux (ou une réalité pour les saloperies qui habitent à la frontière avec Bâle). En dépit des pétitions et des menaces d’immolation par le feu à la faveur d’un revival passéiste (toujours de bon ton pour faire son intéressant sur facebook), il semblerait que le retour des Burger King dans l’hexagone ne soit pas à l’ordre du jour.

« Monde de merde ».
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7 Commentaires

Classé dans Me, myself & aïe !

7 réponses à “The King is dead. Long live the King.

  1. Zoé, la femme galak

    I’m lovin’ it ! Encore une note brillante ! Perso j’habite à Londres et ici j’ai le choix. Eh bien je peux te dire qu’il est vite fait ! Si t’as envie de te faire un « petit » whopper un de ces quatre, you are welcome Johnny Boy 😉

    • Jayhova

      Ton « i’m lovin it » n’est pas beaucoup moins brillant que ma note ! lol

      Sinon ton anecdote me fait penser que la dernière fois que j’ai été à Londres (qui était en fait la deuxième fois donc faut pas me croire si j’ai l’air d’y aller tous les 15 jours lol) j’ai su résister à la tentation alors qu’elle me faisait de l’oeil juste en face de mon hôtel ! lol
      La prochaine fois que j’y passe, je t’appelle et on se fait un menu whopper avec des onion rings et un Coca Light (le coca light, le jus de fruit et l’eau dans les fast food, c’est quand même super hypocrite comme truc, ça se voit que c’est juste là pour te donner bonne conscience !).

  2. Je ne me rappelle plus la dernière fois que j’ai été dans un fast-food… Je crois que ça doit faire au moins 3 ans ! 😉

    Le prix que j’ai payé pour avoir de nouveau le ventre plat et dire adieu aux bouées 🙂

  3. Jayhova

    Ne pas abuser ça marche une fois que tu as perdu, il faut éliminer d’abord ! lol

  4. Pingback: Making-of « Rien à foutre

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