Making-of


Écrire et publier, c’est une passion épuisante où tout ce qu’on peut faire c’est de flinguer les idées géniales qu’on a dans le melon.
Vous en connaissez beaucoup des gus qui relisent avec une vraie satisfaction ce qu’ils ont écrit hier, il y a une semaine, un mois ou une année ? Moi ça m’arrive de temps en temps. Ça, ça ou ça, à chaque fois que je les lis, ce qui n’arrive pas toutes les trois lunes non plus hein, je kiffe. Ceci ou cela, moins (et c’est un euphémisme), même si quand je me compare à d’autres blogs, je me console (vous savez ce qu’on dit sur la modestie, c’est la meilleure façon de se faire flatter deux fois).

Dans sa 600e note, Le Reilly écrit que « dans tous les exercices de longue haleine, la qualité est cyclique« , ajoutant « qu’avec une note par jour, s’il y en a une merdique, elle sera remplacée le lendemain« . Pour l’instant un avatar de perfectionnisme névrosé m’empêche de penser suffisamment pareil pour balancer une note par jour sur Mogadishow. Mais quotidiennement j’essaye d’écrire un truc qui mérite de s’envoler de mon cerveau et de vivre sa vie sans que j’ai envie de le rattraper toutes les cinq minutes pour ajuster sa cravate et le recoiffer. Surtout, je fais de mon mieux pour publier chaque jour quelque chose qui mérite d’être lu par des gus aussi estimables que la plupart d’entre vous.

Par rapport à mes premiers pas sur wordpress, ma façon de travailler a considérablement évolué.
En premier lieu, je ne fais plus lire ma prose à quelqu’un avant de publier. Je ne pouvais décemment pas intitulé le blog Rien à Foutre et en avoir quelque chose à foutre de l’avis d’autrui avant publication. En moins rebelle ça signifie qu’en faisant lire mes notes avant publication, j’ajoutais une barrière, un filtre, entre  vous et moi, ce qui limitait les risques d’écrire de la chiasse et m’empêchait donc de bâtir un style sur les ruines de mes erreurs.
Ensuite, j’écris beaucoup, n’importe où et sur tout, je laisse reposer (mais pas comme un gâteau au yaourt, vu que j’ai toujours pensé que la pâte du gâteau au yaourt était aussi bonne que le gâteau lui-même) et quand vraiment ça ne me plait pas, clic, « êtes- vous certain de vouloir supprimer définitivement les éléments de la Corbeille ?« , ok, zouip, on passe à autre chose.

Bien entendu il m’arrive malgré tout de publier encore des trucs dont je ne suis pas pleinement satisfait. Peut-être parce que j’essaye de forcer le cycle de la qualité quand la satisfaction ne vient pas, plus sûrement car j’ai noté qu’il m’arrivait souvent si ce n’est d’être trop sévère avec moi-même, en tout d’être perfectionniste jusqu’à la paralysie.

Au final je crois que je cherche encore ma voie. Quelque part entre John Ford, qui usinait de la peloche à la chaîne, augmentant ainsi ses chances de se créer une vraie fanbase et de léguer des chefs-d’oeuvres dignes de ce nom au 7e art, et Quentin Tarantino ou David Fincher dont les « flims » sont trop rares pour ne pas être excessivement attendus. Quand on connait mes goûts cinématographiques, on sait de quel côté j’aurai tendance à pencher. Mais je ne suis pas sûr que ça ferait les affaires de ceux d’entre vous qui m’aiment bien.

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1 commentaire

Classé dans Me, myself & aïe !

Une réponse à “Making-of

  1. Zoé, la femme galak

    Intéressant de savoir comment tout ça sort de ta tête 🙂 Sinon je trouve vraiment génial que tu ais autant de considération pour tes lecteurs. Jay serait-il vraiment un chic type ? 😉

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