Archives de Catégorie: Critique

« Coco », « Le journal de Bridget Jones », « Elektra », « Speed Racer », « La fille de Monaco »… Plus jamais ça ! On a vu trop d’horreurs pendant la guerre !

Caught In the loop

Les lecteurs de la première heure le savent, il fut un temps où il y avait ici plus de revues ciné que de coups fourrés au Parti Socialiste. Mais j’ai décidé d’arrêter de faire de Mogadishow une arrière-boutique label rouge d’Allociné quand j’ai compris qu’il n’y avait aucun intérêt à vous causer de films de merde ou de films moyens. Même si tu le fais avec talent, c’est comme si le meilleur stalker du monde suivait un exhibitionniste ou qu’un sniper de premier plan dessoudait Benoit XVI au petit coin.
Voilà pourquoi l’appareil du parti a décrété qu’à l’avenir, je ne vous causerai que de bobines qui valent la peine d’être lues.

Cette semaine, j’ai été plutôt gâté puisque ce sont deux films de top ten list que j’ai vu.

Commençons par In the loop, le deuxième viendra plus tard dans la journée. Quand vous lirez ces lignes, il restera certainement autant de copies de In the loop dans l’Hexagone que de synagogues au Pakistan. Dommage parce que ce film anglais sur les coulisses d’une guerre qui se prépare est un vrai petit bijou, une des comédies de l’année. Lire la suite

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More than funny

NoteJ’ai tellement kiffé Funny People que j’ai voulu soigner le plus possible la review qui lui était consacré. Du coup au moment où vous lirez ces lignes, le film ne sera plus visible sur aucun écran de l’Hexagone. Si vous vous faites attrapé par Frédéric Mitterand, vous pourrez donc dire que c’est de ma faute (si vous avez moins de 14 ans, mes plus plates excuses). Bonne lecture.

Funny People est probablement la comédie la plus ambitieuse de ces dernières années pour ne pas dire la plus essentielle.

Essentielle parce qu’elle marque un tournant dans la carrière de celui qui aura grandement contribué à remettre le rire US sur les rails de l’excellence (je dis ça, mais je ne brûle pas ce que j’adore hein, Ben & Owen, i got your back 😉 ). Ambitieuse parce que son amplitude et sa force dramatique impressionnent pour paraphraser la tagline de l’affiche par nos amis des Inrocks, pour une fois bien inspirés donc.

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Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé : une longue critique pour un long film

Caution : Ne me souvenant plus trop du livre, toute référence au bouquin baignera dans l’apeuprisme.

« Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé » est un loooooooooooooooooooong métrage sur le bouillonnement hormonal et les premiers émois d’adolescents, qui se trouvent aussi être des sorciers, 95% action free. La raison est simple, il s’agit d’un film d’exposition pensé pour mettre en place tous les éléments indispensables à la fin en deux parties des aventures du petit sorcier devenu grand. Lire la suite

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Because we love watching movies !

Anges & Démons

C’est en racontant le film à Sophie une fois dehors que j’ai pris la pleine mesure de la débilité de l’histoire. Comme le disait la presse, c’est effectivement mieux que le « Da Vinci Code« . Le truc c’est qu’ils n’auraient pas pu faire pire à moins de remplacer Tom Hanks par Gad Elmaleh et de l’appeler Coco. De toute façon que pouvait-on attendre de Ron Howard qui est un vrai gogol derrière la caméra ? Lire la suite

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Les fils de l’homme disent : « Good Morning Star Trek » !

Good Morning England

A fucking chouette film. La preuve qu’il existe un autre sillon que celui creusé par Apatow et le Frat Pack pour semer des comédies très drôles et très brillantes.
Comme on n’a pas l’habitude en France des comédies réalisées sans foutre de la merde partout, commençons par la mise en scène.

Une mise en scène discrète et intelligente qui repose sur deux idées principales à la fois d’une simplicité enfantine et d’un brio achevé. La première consiste à intégrer Radio Rock dans le quotidien des auditeurs que l’on voit réagir aux facéties de nos héros.
Dis comme ça, ça peut avoir l’air d’une idée à la mord moi la baguette, mais d’une certaine façon c’était indispensable pour témoigner du rôle sociétal de ces gars isolés sur un bateau en pleine Mer du Nord. Physiquement, ils sont hors de la société britannique des 60’s, mais en réalité, ils ont les deux pieds dedans.

« Good Morning England » n’est pas un juste un hommage admirablement branlé aux radios pirates. C’est aussi une belle déclaration d’amour de Richard Curtis à la musique. Comme n’importe quel être aimé du monde, la musique est donc constamment présente et que ce soit en fond ou au premier plan, c’est toujours appréciable quand ce n’est pas surkiffant.

Côté casting, cinq étoiles. Nick Frost, Kenneth Branagh et Rhys Ifans sont « dhilarants« , Bill Nighy est d’une classe folle et Philip Seymour Hoffman rocks da house. Jusqu’à la fin du film, Mr Oscar est quelque peu outshiné par les sus-mentionnés et par la galerie de seconds rôles au talent cyclopéen. Mais dans la dernière ligne droite, Phil steals the show pour se mettre au diapason de ses collègues. Sa réputation n’est vraiment pas usurpée.

Parmi les reproches faits au film que j’ai pu lire ici ou là, le manque de profondeur des personnages revient souvent. Pour moi, c’est au contraire une qualité. En se gardant de creuser trop profondément dans les petites histoires de ses persos, Curtis permet au film de garder cette légèreté qui fait beaucoup pour le résultat final.

Last but not least, la morale n’est pas assénée à coup de triques et la délicieuse absurdité qui essaime savamment ci et là apporte son cachet « Attention film potentiellement culte » à « Good Morning England« , pour l’instant la meilleure bobine of the year devant OSS 117.

Les Fils de l’Homme

Soirée DVD. J’avais le choix entre « Southland Tales » grand film malade et tarabiscoté de Richard Kelly, « The Big Lebowsky » jamais vu malgré l’estampille culte et « Layer Cake« , bobine british que je sentais plus que bien. « Les Fils de l’Homme » l’a finalement emporté d’un souffle, dans la dernière ligne droite avant la caisse. Heureux choix.

Les films d’anticipation sont plutôt rares de nos jours parce qu’ils impliquent voire même exigent un effort de réalisme. Réaliste, le nouveau film d’Alfonso Cuaron, metteur en scène du meilleur de la saga Potter, l’est.  A n’en pas douter. Jusque dans son personnage principal, interprété par un Clive Owen des grands jours.

La désolation apocalyptique qui imprègne le film est contrebalancée par la folie cocasse du perso de Michael Caine. Le vieil anglais est un monument du 7e art qui semble bien parti pour nous donner l’occasion de savourer son immense talent jusqu’au bout grâce à des réals qui ne le traitent pas comme Robert Duvall. Au même titre que Clint Eastwood, Mike C fait partie du patrimoine et il serait bon qu’on s’en souvienne aussi souvent que pour le papy de « Gran Torino« .
Soulignons aussi l’excellente performance de la star féminine du film, Claire-Hope Ashitey, qui en est aussi la grande révélation puisque « Les fils de l’homme » est son deuxième film (elle en a fait un troisième depuis).

La fin du film justifie à elle seule tout le bien qu’on en dit partout. La scène de guérilla urbaine dans le Sangatte du futur est absolument stupéfiante. Filmée façon reportage de guerre avec sang sur la caméra et tout, on a rarement vu mieux en matière d’immersion au cinéma. Il faudrait montrer la bobine à Paul Greengrass, histoire qu’il constate de visu qu’immersion dans l’action et shaky cam ne vont pas forcément de pair comme Dupont et Dupond.

Un excellent film qui ne fait pas de prisonniers et encore moins de compromis tant Cuaron va au bout de ses idées. A voir si vous en avez l’occasion (le DVD collector, par ailleurs très bon, est soldé partout. No excuses).

Star Trek

Fondateur de la mythologie geek… bla bla bla. Vulgarisation… cause toujours tu m’intéresses. Univers culte et vénéré… mon cul sur la commode.

On a lu ce genre d’intro en carton 1033 fois depuis la sortie du reboot de la franchise par JJ Abrams. Ce qu’on n’a pas lu en revanche, c’est que « Star Trek » est le meilleur film de science fiction arrivé jusqu’à nous depuis une paye.

Il faut dire que celui qu’on devrait cessé d’appeler Mr Lost, parce que Carlton Cuse et Damon Lindeloff se cognent tout le boulot, n’a pas ménagé ses efforts pour rendre de sa superbe à une franchise en déliquescence après quelques nanards qui lui avait fait boire la tasse.

Le point de départ pose les bases de l’affaire. Pour ne pas qu’on l’accuse d’un reboot opportuniste, JJ Abrams décide de raconter les origines de la fine équipe de l’USS Enterprise mais dans une réalité parallèle. Malin l’animal.
Contrairement à de nombreux films d’exposition (« Batman Begins » ou « Iron Man » pour ne citer qu’eux), « Star Trek » ne souffre d’aucune longueur dans le récit de l’origine de ses personnages. A vraie dire, on en vient tellement vite au coeur de l’affaire qu’on a parfois l’impression d’assister à une longue scène finale tellement c’est intense.

La beauté stupéfiante de certains plans spaciaux démontre par ailleurs que JJ Abrams peut aussi exceller dans la mise en image de ses idées. Il y a notamment cette scène où trois de nos héros sont largués en chute libre depuis l’espace le long d’une foreuse. Le son s’estompe jusqu’à disparaître totalement (visiblement, dans l’espace non seulement personne ne vous entendra crier, mais en plus personne n’entendra rien du tout). Quand les mecs pénètrent dans l’atmosphère de la planète, le bruit de leur respiration est isolé et mis en avant. Une représentation visuelle de la vitesse quasi sensorielle et finaude qui en remontre à « Speed Racer » et ses accelérations sous ecsta. D’ores et déjà l’une des séquences de l’année.

Le casting casse des briques lui aussi. A commencer par Eric Bana qui interprète le méchant bien badass du film. Son meilleur rôle après « Chopper« , mais devant « Munich« . Zachary Quinto, que je ne pouvais pas piffrer quand je perdais mon temps à regarder « Heroes« , est d’un charisme magnétique. Il est Spock et Dieu sait que c’était le rôle le plus casse-gueule a priori. L’autre rôle risky, c’était évidemment celui de James Tiberius Kirk. Personne n’a jamais regardé Star Trek mais tout le monde le connaît. N’importe qui peut donc dire que le nouveau venu Chris Pine est carrément à la hauteur du personnage à qui il donne une incontestable épaisseur sans se prendre au sérieux. Cool, charismatique et beau gosse, il faudra compter sur lui à l’avenir.
Simon Pegg est excellent et paraît incroyablement jeune, Karl Urban trouve ici son meilleur rôle depuis « Les Deux Tours » et Winona Rider se rappelle avec talent au bon souvenir d’Hollywood. Nimoy, l’ancien Spock, est pour sa part d’une classe presque digne de Bill Nighy dans « Good Bye England« . En plus, pour une fois qu’un caméo se justifie…

Le seul défaut du film c’est que les dialogues sont parfois tellement compliqués qu’on y entrave peau de zob quand on n’est pas un Trekkie confirmé. Pour autant, pas un instant on ne décroche, pas une seconde on ne s’ennuie.

Si tous les blockbusters à venir arrivent ne serait-ce qu’aux genoux de ce « Star Trek« , on va avoir une sacré année ciné les enfants.
Les fans de la première heure, qui s’imaginent qu’on fait les films pour eux et qu’on en a quelque chose à foutre de leur gueule, peuvent bien hurler à l’hérésie, ce « Star Trek » est pour l’heure le meilleur blockbuster de l’année et peut-être même le meilleur film yankee.

Bonus Track : Tellement Proches

Je suis emmerdé avec ce film. J’ai tellement de sympathie pour le cast et le film que je ne peux pas putasser dessus mais on the other side, il est tellement brinqueballant que je ne peux pas trop m’étendre sur le sujets sans faire état de ses défauts.

Sachez juste que François-Xavier Demaison vaut tous les Gad Elmaleh de France face caméra, que Vincent Elbaz est excellent et que ce joyeux casting nous offre de pures moments de délires.

PS : après « Nos Jours Heureux« , Tolledano et Nakache démontrent une nouvelle fois qu’ils sont les seuls  en France à avoir l’oeil pour choisir de bons enfants acteurs.

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Wolverine incognito

Wolverine

Typiquement le petit blockbuster pré-estival qui ne marquera pas les esprits. Ni bon, ni spécialement mauvais. Ni immanquable, ni à manquer. Un film d’appoint pour meubler les grilles de sortie des studios avant l’été.

Permettez moi un petit écart en Suisse à l’attention de mes camarades scribouillards : arrêtez les jeux de mots avec loup quand vous causez de « Wolverine » parce qu’en vrai, ça veut dire carcajou. Voilà. Peut-être qu’il y a des trucs à faire de ce côté là aussi hein, sait-on jamais, mais rayon canidé faut arrêter maintenant.

Pour en revenir au film, il est handicapé par un problème de rythme. Peut-être parce que, comme le suggère le titre X-Men Origins, il ne s’agit que d’un aparté dans la saga des super-mutants alors que le perso de Wolverine aurait mérité un approfondissement en plusieurs films. Né immortel au milieu du XIXe siècle, Logan n’a rien trouvé de mieux à faire que d’aller se mouiller dans toutes les grandes guerres qui ont fait la nation américaine, de la Sécession au Vietnam. Du coup, j’aurai kiffé le voir traverser la grande Histoire avec ses supers-pouvoirs et son frangin fêlé. En fait, le générique aurait dû être la bande-annonce du film. Là ça aurait eu de la gueule et ça aurait été passionnant.

Ca aurait aussi permis à Gavin Hood de réaliser un film moins bâtard. En effet, le sud-africain rame comme un galérien pour introduire des persos propres à la mythologie Wolverine tout en se raccrochant aux branches de l’arbre X-Men, jalonnant le film de références à la trilogie, sans doute pour ne pas désappointer le spectateur lambada. Le hic, c’est que c’est souvent sans intérêt et que ça tombe comme un poil de nez dans la citronnade. Surtout qu’à l’inverse d’un « Iron Man« , ça se prend très au sérieux parce que faussement introspectif.

Plus fâcheux, ça manque de souffle et les effets spéciaux sont souvent foirés,  la faute à des incrustations visibles comme un porte-avion sur le Champ de Mars.

En revanche, côté casting, Gavin Hood a plus ou moins tout bon. Dommage qu’il le sacrifie au profit de son personnage principal. En parlant du loup (pas de jeux de mots, souvenez-vous… Le carcajou…), passons sur Hugh Jackman, égal à lui même, et qu’il ne pouvait de toute façon pas bazarder, et sur Ryan Reynolds pour qui j’ai une affection irraisonnée ET totalement asexuée. Saluons en revanche le toujours excellent Liev Schreiber, l’injustement méconnu mais impeccable Danny Huston et les révélations Will.I.Am et Taylor Kitsch, tous deux convaincants.

Rayons nouveaux persos, Wolverine aura au moins permis d’introduire Gambit, un mutant un peu rebelle et plutôt cool et le potentiellement retentissant Deadpool. Le premier est en friche, le second est totalement sous-exploité voire même un peu raté. Il y a de quoi faire. Marvel ayant lancé son propre studio il y a quelques années, gageons qu’après avoir mis une franchise en orbite pour chaque héros maison, ils ne tarderont pas à s’attaquer à la foultitude de personnages secondaires de leur univers. Tant mieux.

Un grand pouvoir impliquant de grandes responsabilités, on ne peut souhaiter autre chose qu’un succès à Wolverine. Le contraire mettrait en péril le très prometteur spin-off sur le personnage de Magneto, dans les tiroirs depuis quelques années et programmé pour 2011.

Incognito

La surprise ciné de la semaine, c’est « Incognito » d’Eric Lavaine avec Jocelyn Quivrin, Bénabar et Dubosc. Uncle Hov’ vous refile cinq bonnes raisons d’y aller :

– C’est scénaristiquement drôle. Pas comme Coco.
– Dubosc a gardé le squelette de son personnage, mais l’a rempli d’une autre chair. Pour une fois, il est donc franchement fendard.
– François Damiens et Virginie Hocq. On reconnaît les bons au fait qu’ils savent se contenter de quelques plans pour donner la pleine mesure de leur talent.
– Bénabar est meilleur acteur que chanteur. Et pourtant il joue un chanteur. De variet’ et avec une affreuse teinture qui plus est. Rendez-vous compte, il est convaincant au point que même lorsqu’il chante, on n’a pas envie de l’accrocher par la ceinture aux pales d’un hélicoptère dans le prochain tour de force pyrotechnique de Michael Bay.
– La morale finale, sans être assenée à coups de gourdin, est touchante. Yolande Moreau n’a pas volé ses compressions.

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Expérience cinéxtrême : 17 ans, encore

Les ligues de vertus yankees, c’est du stocos. Tenez, pour promouvoir l’abstinence, concept aussi funky qu’une partie de jambes en l’air avec Valérie Damidot et Flapie Flament, le mariage et tout ce qui fait swinger les bigots dans leurs nids à pédophiles obscurantistes, elles ont dégainé une arme d’influence massive : Zac Efron.

Couac : Zac est jeune et cool, et ne veut pas avoir l’image d’un puritain coincé du rectum.


[Ampoule qui s’allume dans la caboche d’un scénariste] : Mike a 37 ans et la furieuse impression d’avoir foiré sa vie. Sa femme (pour qui il a renoncé à la Fac, polichinel dans le tiroir à 17 ans oblige) divorce, ses ingrats de rejetons ne lui adressent plus la parole, il n’a jamais fini de monter le hamac dans le jardin, son best friend est un geek célibataire qui mange des céréales dans des bols Dark Vador et pionce dans un vaisseau sans être aussi drôle que Steve Carrell, et après 16 ans d’ancienneté dans une boîte qui deale du viagra, il se révèle trop bon vendeur pour obtenir la promo qu’il appellait de ses voeux. Pfiou ! L O O S E R !
« Si seulement je pouvais revenir à mes 17 ans, quand j’étais LA star du lycée... » s’exclame un Matthew Perry saoûlé de tout qui pense tellement haut qu’on l’entend : « Si seulement je pouvais revenir à mes 27 ans quand j’étais Chandler Bings ... ».

Exaucé (Mike hein, pas Matthew qui pour l’heure reste Zac Efron vieux) ! De retour dans le théâtre de ses exploits passés sous les traits de Zacounet mais avec sa mentalité de papounet protecteur et relou, il se met à la colle avec ses mômes pour aider sa victime de fils et protéger son idiote de fille en l’empêchant de coucher avec une terreur locale, particulièrement bas de plafond.

Ou comment nicher un chapelet de tirades moralisatrices et conservatrices dans la bouche de l’idole des jeunes pucelles décérébrées en toute logique. Qui irait faire la promo des relations sexuelles et de la capote quand le petit ami lubrique de sa fille se sert des régimes entiers de caoutchouc en promettant à celle-ci un week-end sous le signe de la fornication ?
Ca passe comme un lol sur MSN. Imparable.

Sentimentalisme mièvre et morale sentencieuse à 3 kopecks, ralentis crypto gay sur un Zac torse poil luisant de sueur virile, chorégraphie poseuse façon 2 Be 3 avant l’inévitable match de basket décisif… Dès les 180 premières secondes, les fans de High School Musical en ont pour les fifrelins de leurs parents. D’autant plus qu’il n’y a pas cette petite catin de Vanessa Hudgens pour venir phagocyter leur plaisir en rappellant que le Zac, c’est elle qu’il butine.

Passée cette intro digne de ce qu’aurait été un épisode de « Pour être libres » mis en boîte chez l’Oncle Sam, ça s’arrange.
Filmé comme n’importe quelle série par n’importe quel yes man, à grands renforts de plans maous, de ralentis et de numéros façon singe savant d’un Zac Efron en mode Harlem Globe Trotter, les ficelles du scénario sont tellement huge qu’on dirait plutôt des amarres. Pour autant, et c’est là l’incroyable, il n’est pas rare qu’on esquisse un sourire, voire même qu’on rigole (jamais au point de s’en claquer un abdo hein). 

Rayon acteurs passons sur le pauvre Matthew Perry, les gamins, la mère vue dans « 40 ans toujours puceau« , le supposé méchant peroxydé et le sous Ben Stiller qui sert de sidekick à Zac pour s’intéresser à ce dernier.
Impossible de le caillasser tant ce rôle de composition a tout de la mission Actor’s Studio pour lui (comme lorsque Will Smith enfile les gants d’Ali ou que Jamie Foxx se met derrière le piano de Ray Charles). Conscient que Mère Nature peut être une belle bagasse, Zac sait qu’il ne peut pas investir tout son capital carrière dans la valeur physique, bien trop fluctuante. Le beau gosse d’aujourd’hui peut devenir le gros chauve de demain. Remember Richard Anthony…
Par contre, le coup du « je joue avec mon image en me moquant des rumeurs d’homosexualité qui sprintent sur mon compte« , c’est bidon. Totalement.

Au final, ce teen movie béni oui oui baignant dans la mélasse cucul la praline se laisse voir sans déplaisir mais avec une effroyable honte. C’est ça le pire. Y’a pas à dire, les ligues de vertus, elles sont fortiches !

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