The Damned United est un super film mais là on ne parle pas de ça

Exception faite des panneaux RATP qui extirpent chaque gare de son anonymat banlieusard, tout est gris sur le trajet du RER E. Gris clair, gris foncé, gris brun, gris-bleu… Même le fond d’écran de mon iPhone est Sasha Grey…

Passés les bureaux classy de la BNP à Pantin et le Sacré-Cœur qui se dresse en arrière-plan des usines et entrepôts qui suivent la gare du Nord, il ne reste rien pour égayer mon parcours ferroviaire jusqu’à Noisy-le-Sec hormis le bruit du crachin qui par intermittence vient fouetter les vitres.

Même pas un visage vaguement familier pour prétendre, tel un William Foster francilien, que « chaque putain de matin, je monte dans le même putain de wagon du même putain de RER avec les mêmes putain de zombies ». Il y a bien cette jeune nana juive sapée comme si elle allait à la yeshiva (j’ai d’ailleurs bien cru que c’est là qu’elle allait jusqu’à ce qu’on se télescope à la machine à café), mais elle est insipide.
[Tant qu’on y est, profitons de l’occasion pour tirer quelque chose au clair : on a le droit de mentionner que quelqu’un est juif ou c’est gênant ? Le fait de le relever fait-il de moi un espèce d’Hans Landa Noisy/Paris-Centre ? Non parce que je n’ai pas envie qu’on croit que je suis un antisémite, un nostalgique de l’étoile jaune ou un fan de Dieudo…
Si vous pensez que j’ai bravé la doxa, autant le dire de suite et je sors mes deux jokers : la copine juive du Christ et mon super pote Raphaël qui est presque Rabbi.]

Dans mes esgourdes le dernier Rihanna. Une version R’n’B/femme forte de Règlements de Comptes à OK Corral, mâtinée d’un fond de rock FM 80’s. J’aime totalement. Surtout Cold Case Love et le fait qu’elle ait invitée Slash et sa gratte sur Rockstar 101 .

Pour meubler un peu entre Pantin et Noisy, je peux vous la jouer flashback façon Lost et vous décrire succinctement la brève et lamentable tentative de drague à laquelle Chef et moi avons assisté dans le rere de vendredi dernier alors qu’on rentrait de la mine. Lire la suite

3 Commentaires

Classé dans Me, myself & aïe !

Je cherche la merde, je cause de Toilettes 2

Depuis Dikkenek je suis un ersatz de fan de l’excellent François Damiens, toujours drôle, toujours trop rare dans des rôles consistants. Alors où qu’il cachetonne, je regarde, y compris dans le cancérigène T4xi, d’autant plus qu’il y a aussi le tout aussi cool Jean-Luc Couchard, sidekick nerveux de Dominique Pinon dans le même Dikkenek.
Bref, il peut y avoir des raisons tout à fait plaidables devant la Cour européenne des Droits de l’Homme d’aller mirer de la merde. Mais quand on est un garçon, quelles peuvent bien être les raisons d’aller voir Toilettes 2 avec Robert Patachon et Kirsten Stewart ?

Même si je suis plutôt du genre ciné-curieux, je ne me risquerai pas à aller voir une connerie pareille. D’abord parce que je ne veux pas que mon entrée serve à cautionner ce qui se prépare déjà (Toilettes 3 dans les salles en juin), ensuite parce que rien que le fait de savoir que l’auteur du bouquin est une mormone au QI de télésiège incapable d’écrire correctement son prénom, me donne envie d’avaler des solutricines noyées dans du Schweppes jusqu’à en crever.

En même temps, je suppute que tout le petit monde responsable de cette chiasse s’en carre l’oignon de mon avis, parce que ça cartonne.
118 millions de dollars de recettes en trois jours outre-Atlantique dont 72,7 millions pour le seul premier jour et c’est un record. Lire la suite

10 Commentaires

Classé dans Cinéma

Making-of

Écrire et publier, c’est une passion épuisante où tout ce qu’on peut faire c’est de flinguer les idées géniales qu’on a dans le melon.
Vous en connaissez beaucoup des gus qui relisent avec une vraie satisfaction ce qu’ils ont écrit hier, il y a une semaine, un mois ou une année ? Moi ça m’arrive de temps en temps. Ça, ça ou ça, à chaque fois que je les lis, ce qui n’arrive pas toutes les trois lunes non plus hein, je kiffe. Ceci ou cela, moins (et c’est un euphémisme), même si quand je me compare à d’autres blogs, je me console (vous savez ce qu’on dit sur la modestie, c’est la meilleure façon de se faire flatter deux fois).

Dans sa 600e note, Le Reilly écrit que « dans tous les exercices de longue haleine, la qualité est cyclique« , ajoutant « qu’avec une note par jour, s’il y en a une merdique, elle sera remplacée le lendemain« . Pour l’instant un avatar de perfectionnisme névrosé m’empêche de penser suffisamment pareil pour balancer une note par jour sur Mogadishow. Mais quotidiennement j’essaye d’écrire un truc qui mérite de s’envoler de mon cerveau et de vivre sa vie sans que j’ai envie de le rattraper toutes les cinq minutes pour ajuster sa cravate et le recoiffer. Surtout, je fais de mon mieux pour publier chaque jour quelque chose qui mérite d’être lu par des gus aussi estimables que la plupart d’entre vous. Lire la suite

1 commentaire

Classé dans Me, myself & aïe !

Where is Bryan ?

Les Français et l’anglais, c’est presque un cliché. Paraîtrait qu’on est des teubs et que tant de mauvaise volonté exaspère les touristes égarés dans une jungle où des expressions comme « rendez-vous » ou « déjà vu » ne sont pas de simples coquetteries linguistiques.
J’ai beau faire partie de la génération vostfr, j’ai tendance à penser que cette idée reçue n’en n’est pas vraiment une.

Au fil de ma scolarité, j’ai eu à maintes reprises le sentiment qu’on considérait comme faraud celui qui s’efforçait d’avoir le meilleur accent possible dans la langue de Shakespeare, quand on ne se payait pas carrément sa pipe.

Outre le fait qu’ils pensent que tout le monde cause la langue de Solaar, c’est peut-être pour  ça que les Grenouilles ont un accent si pourri quand ils jactent en anglais. A la limite je ne sais même pas si on peut décemment dire qu’ils parlent anglais vu leur accent. Il serait certainement plus à propos de dire qu’ils parlent français en utilisant des mots anglais.

Pour ce qui est de ma pomme, je me surprends à ne pas parler le même anglais selon que je m’adresse à des francophones ou à des anglophones. Avec des compatriotes, il y a comme une retenu, une volonté de ne pas donner l’impression d’en faire trop. Lire la suite

6 Commentaires

Classé dans Me, myself & aïe !

Bring the science back

Vous saviez que Marvin Gaye a eu Arno comme cuisinier quand il habitait à Ostende ?
Qu’il a changé son patronyme de Gay en Gaye pour se différencier de son père et rendre hommage à son idole, Sam Cooke, qui avait lui aussi ajouté un E à la fin de son blaze ?
Qu’il a produit Phil Barney ? (oui, oui, ce Phil Barney)

Je parle de Marvin mais en fait j’ai envie de causer de Thierry et des Bleus. Bizarre de mettre la classe ultime et le parangon du manque d’élégance dans une même note non ?

En fait laisse tomber j’ai pas envie d’en parler. Ni de l’émission spéciale de TF1 après le match, ni de Sarkozy et ses sbires qui nous disent en gros que « la fin justifie les moyens », ni de la presse qui parle de main de Dieu  là où celle de Diego s’inscrivait dans un contexte historique particulier et précédait le plus beau but de toute l’histoire du foot filmé…

En revanche j’aimerai dire à tous les hipsters de Twitter et d’ailleurs que le foot n’est pas qu’un sport de beauf. Que ses opinions à la con sur quelque chose qu’on ne comprend pas, on devrait les garder pour soi. Comme la religion.
Peut-être que de la même façon que les nouveaux beaufs portent Aviators et Rolex, ceux qui s’empressent de chouiner dès qu’il y a de la chique dans la lucarne ont peut-être pris la place du supporter en survêt qui se gratte les amicales devant la téloche.

Si vous passiez moins de temps à jouer les trolls en étalant votre mépris du ballon rond au moindre match (comme si on en avait quelque chose à branler en plus…), peut-être seriez vous au courant pour Cantona, Cruyff ou Best, pour le Barça, le Brésil ou Liverpool, pour So Foot ou Carton Jaune.

Qu’importe le trou du cul, l’important c’est la quantité de merde qui en sort.

En parlant de merde, six ans avant de s’auto-détruire, 50 Cent prenait le monde d’assaut avec GRODT. Que de chemin parcouru. Faut juste lui dire que ça ne sert à rien d’avancer quand c’est dans le mauvais sens…

5 Commentaires

Classé dans Cinéma

Brève histoire des Celtes

Aux peines-à-jouir la demi-mesure : le Celtique est ce qui ressemble le plus au Fouquet’s à Noisy-le-Sec. Même si leur ketchup a l’air d’avoir coagulé, leurs croque-monsieurs au pain poilâne sont définitivement les meilleurs du monde. Les pakistanais et les simili croque au pain de mie Leader Price qu’ils vendent dans leurs cabanons attenants à de nombreux troquets parigots peuvent aller se rhabiller.
En plus le Celtique a quelque chose que ni le Fouquet’s ni les pakistanais ont : un personnel de série télévisée. Bas de gamme la série certes, mais eh, c’est déjà pas mal non ?! Mieux vaut porter du Fabio Lucci que de se balader en slibard. Lire la suite

4 Commentaires

Classé dans Me, myself & aïe !

Enfermé dedans

Avant de dealer mes talents du côté de Noisy, j’ai usiné un an pour un site web quelque part entre Le Plessis-Robinson et Rotterdam. Pendant quelques temps je fus content mais si la période d’essai rend aveugle, la titularisation rend la vue. Les dix mois qui ont suivi m’ont tellement déprimé que j’ai temporairement interrompu toute activité bloguinienne. C’est con comme la lune parce que j’aurais eu une tripottée d’anecdotes à raconter.

Histoire de vous mettre au parfum de ce que avez loupé, laissez le Père Castor vous raconter une histoire.

Les bureaux de mon ex boîte se trouvaient dans un bâtiment au moins aussi vieux que Jeanne Manson, clairement inspiré par l’architecture communiste en vogue dans les dictatures d’Europe de l’Est des 70’s. La distribution des pièces avait été faite en dépit du bon sens et c’est ainsi qu’on devait traverser un couloir long comme une allée de bowling pour se rendre aux commodités.

Il était si long ce putain de couloir que j’ai songé plusieurs fois à acheter une trottinette pour le traverser, ce qui m’aurait préservé de fouler sa moquette miteuse, véritable nid à microbes pour les acariens eux-mêmes.
D’un côté de ce couloir de la mort à petits feux, il y avait un bureau abandonné loué ponctuellement à des petits entrepreneurs au bord du dépôt de bilan, une salle de réunion king size très COGIP ainsi qu’un réfectoire ridiculement décoré d’un crucifix égayé d’un rameau d’olivier d’époque, d’un frigo en bout de course pillé un matin sur deux (oui dans ma précédente boîte, les salaires étaient si mirobolants qu’on se faisait piquer nos victuailles) et d’un micro-onde si vieux qu’il avait un minuteur à aiguilles.
De l’autre côté, une salle où étaient testées des bobines de fil au moyen de bruyantes machines, aussi grande que les trois pièces précédemment citées.

Tout ça pour dire que si vous étiez pétomane amateur, vous pouviez peaufiner votre récital à chacune de vos descentes dans les lieux d’aisance et ce, sans gêner personne.
Bien entendu il y a toujours deux faces à une pièce alors quand la poignée de la porte des WC a tourné à vide quand j’ai essayé d’en sortir, j’ai tout de suite de compris que j’étais au sommet d’une cascade sans pagaie. Dans la merde quoi. Lire la suite

6 Commentaires

Classé dans Me, myself & aïe !