7 novembre 2009

iFail ou retour de hype ?

A la base je n’avais pas prévu d’y montrer ma bobine. Même en contestation au snobisme 2.0 de ceux qui moquaient l’enthousiasme, il est vrai excessif, des dévots de Steve Jobs.
Comme beaucoup je ne vois pas l’intérêt de se ruer dans le premier Apple Store de France dès son inauguration. Après tout c’est pas comme s’ils avaient annoncer qu’ils allaient filer des MacBooks et des iPod Nano à leurs premiers clients (ce qu’il n’ont pas fait hein).

Finalement à 15h me voilà en train de faire la queue au Carrousel du Louvre avec Mathieu. C’est pas la première fois que Le Professeur m’entraîne dans ses lubies. Une fois, j’ai squatté un magasin de thé plus d’une heure avec lui pour qu’il choisisse une théière à 100 balles à son goût. Une autre, je me suis pointé à 6H45 à la Maison de la Radio en plein mois de décembre pour lui permettre de récupérer deux invits pour un concert privé de Norah Jones où il escomptait inviter une proie jeune fille (finalement il s’y est trimballé une copine. Et faut voir le colis.) (oui oui, je suis plutôt ce qu’on appelle un bon pote). Poursuivre la lecture

6 novembre 2009

I wanna be Antonio Cassano

Dans la vie y’a ceux qui taffent dans des endroits cools et ceux qui bossent dans des villes à la con. Noisy-le-Sec par exemple.
Pour rendre ça plus sexy, on dit qu’on turbine à Noisy-le-Sex mais en fait c’est pas vrai.
Les seuls trucs sex de Noisy c’est la rue Georges Gay, notre open-space et les petites annonces homos passées au marqueur sur les lampadaires publics (les sites de rencontres ne seraient pas arrivées jusque dans le 9-3).

C’est spécial Noisy. C’est moche. Pourtant, d’après mes collègues, cette aimable localité  de Seine-Saint-Denis de près de 40 000 habitants patrouillerait aux avants-postes du top ten des villes françaises où il fait bon vivre. J’vois pas le problème, on a le droit d’aimer vivre dans des immeubles moches, des zones industrielles, des pavillons tristes ou encore des rues crasseuses (et pourtant, c’est d’autant plus abusé que le maire de la ville, Alda Pereira-Lemaitre est né au pays du ménage -et de la maçonnerie-).
Après tout Eddy Mitchell a habité à Noisy dans les 70’s, MC Solaar y a enregistré Caroline dans les sous-sols d’un labo de chimie et Sanseverino, La Caution, Pauline Croze, Vanessa Demouy, Cyril Cinélu, Siné ou encore Féfé en sont originaires.
De toute façon je m’en bats les maracas puisque mon Noisy c’est gare-boulot-resto.

Tiens on va la jouer Michelin noiséen justement. Poursuivre la lecture

5 novembre 2009

More than funny

NoteJ’ai tellement kiffé Funny People que j’ai voulu soigner le plus possible la review qui lui était consacré. Du coup au moment où vous lirez ces lignes, le film ne sera plus visible sur aucun écran de l’Hexagone. Si vous vous faites attrapé par Frédéric Mitterand, vous pourrez donc dire que c’est de ma faute (si vous avez moins de 14 ans, mes plus plates excuses). Bonne lecture.

Funny People est probablement la comédie la plus ambitieuse de ces dernières années pour ne pas dire la plus essentielle.

Essentielle parce qu’elle marque un tournant dans la carrière de celui qui aura grandement contribué à remettre le rire US sur les rails de l’excellence (je dis ça, mais je ne brûle pas ce que j’adore hein, Ben & Owen, i got your back ;) ). Ambitieuse parce que son amplitude et sa force dramatique impressionnent pour paraphraser la tagline de l’affiche par nos amis des Inrocks, pour une fois bien inspirés donc.

Poursuivre la lecture

4 novembre 2009

Comedia dell’arte

La Abuela, n’a jamais eu le sens de la mesure. Elle a toujours envisagé sa vie comme un mélodrame meryl-streepien où chaque contrariété la rapprochait un peu plus du dernier continent. Pour vous donner une idée, elle se faisait presque un devoir de porter le masque de l’affliction quand on la prenait en photo.

Avec elle, on était en permanence dans une certaine forme d’excès, ce que les Italiens nomment Comedia Dell’Arte.

Quand j’étais ado et que j’allais à la piscine municipale, elle m’accompagnait. Même si je ne savais pas nager et que j’avais le chic pour me fourrer dans les endroits où je n’avais pas pied, c’était un peu la honte de me trimballer une aspirante Pamela Anderson quasi-nonagénaire. Je dis Pammie mais elle était en réalité plus proche de Jeffrey, le majordome de la famille Banks dans le Prince de Bel-Air. Dès que je sortais de l’eau, elle venait à ma rencontre serviette au bras, tel le serveur d’un resto chic qui vous présente une assiette à base de langoustine.

Moi dans l’eau, elle était en mode chien de prairie. Pendant que je barbotais, elle restait là, adossée contre les barrières du bord de la piscine, un œil inquiet, l’autre suppliant. (Pour votre gouverne, l’air suppliant c’est cette tête de faux-cul que font les vioques quand ils veulent quelque chose. Faut pas se laisser attendrir. )

Comme la patience et elle ça fait trois, après un quart d’heure la Abuela finissait toujours par m’enjoindre de sortir avec une fermeté désespérée qui n’aurait pas fait ciller un kid de trois piges. D’ailleurs, je l’envoyais systématiquement vérifier si l’herbe n’était pas plus verte ailleurs. Loin. Poursuivre la lecture

4 novembre 2009

Public Service Announcement

Day by day, un de mes collègues à caractère homosexuel profite de la zone de libre expression qu’est notre open space pour poser les fondations d’une sexualité déviante gay avec les femmes (oui oui, parfaitement).
La semaine dernière, il cherchait désespérément une paire de seins à frapper avec son sexe pour savoir ce que ça faisait. Alors qu’il y a trois nanas dans notre bureau et beaucoup plus tout autour, aucune ne s’est dévouée. Pas même une stagiaire.

Aujourd’hui, hétéro-curieux comme il est, il nous a fait partager son intérêt quant aux effets de l’insertion de pastilles effervescentes type Efferalgan dans le frifri d’une dame. Là encore, personne pour jouer les cobayes de notre Michel Chevalet du sexe, ni pour lui lui faire comprendre que les filles n’ont pas un robinet entre les jambes.

Comme ses fantasmes d’hétéro-refoulé un peu tordu contribuent grandement à l’ambiance foutraquement cool qui règne dans nos bureaux, j’ai promis que je relaierai sa demande dans les parages. Donc si vous êtes intéressées ou que vous souhaitez partager vos connaissances avec lui, merci d’écrire à la rédaction qui transmettra. Sauf si votre prénom commence par un S (c’est éliminatoire désolé).

PS : merci de ne pas jouer les vierges effarouchées, si vous aviez lu ça dans un Palahniuk, vous auriez trouvé ça plus cool que si Barack Obama avait enregistré sur du Dr Dre avec le flow de Jay-Z. Alors pouet-pouet.