22 novembre 2009

Je cherche la merde, je cause de Toilettes 2

Depuis Dikkenek je suis un ersatz de fan de l’excellent François Damiens, toujours drôle, toujours trop rare dans des rôles consistants. Alors où qu’il cachetonne, je regarde, y compris dans le cancérigène T4xi, d’autant plus qu’il y a aussi le tout aussi cool Jean-Luc Couchard, sidekick nerveux de Dominique Pinon dans le même Dikkenek.
Bref, il peut y avoir des raisons tout à fait plaidables devant la Cour européenne des Droits de l’Homme d’aller mirer de la merde. Mais quand on est un garçon, quelles peuvent bien être les raisons d’aller voir Toilettes 2 avec Robert Patachon et Kirsten Stewart ?

Même si je suis plutôt du genre ciné-curieux, je ne me risquerai pas à aller voir une connerie pareille. D’abord parce que je ne veux pas que mon entrée serve à cautionner ce qui se prépare déjà (Toilettes 3 dans les salles en juin), ensuite parce que rien que le fait de savoir que l’auteur du bouquin est une mormone au QI de télésiège incapable d’écrire correctement son prénom, me donne envie d’avaler des solutricines noyées dans du Schweppes jusqu’à en crever.

En même temps, je suppute que tout le petit monde responsable de cette chiasse s’en carre l’oignon de mon avis, parce que ça cartonne.
118 millions de dollars de recettes en trois jours outre-Atlantique dont 72,7 millions pour le seul premier jour et c’est un record. Poursuivre la lecture

21 novembre 2009

Making-of

Écrire et publier, c’est une passion épuisante où tout ce qu’on peut faire c’est de flinguer les idées géniales qu’on a dans le melon.
Vous en connaissez beaucoup des gus qui relisent avec une vraie satisfaction ce qu’ils ont écrit hier, il y a une semaine, un mois ou une année ? Moi ça m’arrive de temps en temps. Ça, ça ou ça, à chaque fois que je les lis, ce qui n’arrive pas toutes les trois lunes non plus hein, je kiffe. Ceci ou cela, moins (et c’est un euphémisme), même si quand je me compare à d’autres blogs, je me console (vous savez ce qu’on dit sur la modestie, c’est la meilleure façon de se faire flatter deux fois).

Dans sa 600e note, Le Reilly écrit que “dans tous les exercices de longue haleine, la qualité est cyclique“, ajoutant “qu’avec une note par jour, s’il y en a une merdique, elle sera remplacée le lendemain“. Pour l’instant un avatar de perfectionnisme névrosé m’empêche de penser suffisamment pareil pour balancer une note par jour sur Mogadishow. Mais quotidiennement j’essaye d’écrire un truc qui mérite de s’envoler de mon cerveau et de vivre sa vie sans que j’ai envie de le rattraper toutes les cinq minutes pour ajuster sa cravate et le recoiffer. Surtout, je fais de mon mieux pour publier chaque jour quelque chose qui mérite d’être lu par des gus aussi estimables que la plupart d’entre vous. Poursuivre la lecture

20 novembre 2009

Where is Bryan ?

Les Français et l’anglais, c’est presque un cliché. Paraîtrait qu’on est des teubs et que tant de mauvaise volonté exaspère les touristes égarés dans une jungle où des expressions comme « rendez-vous » ou « déjà vu » ne sont pas de simples coquetteries linguistiques.
J’ai beau faire partie de la génération vostfr, j’ai tendance à penser que cette idée reçue n’en n’est pas vraiment une.

Au fil de ma scolarité, j’ai eu à maintes reprises le sentiment qu’on considérait comme faraud celui qui s’efforçait d’avoir le meilleur accent possible dans la langue de Shakespeare, quand on ne se payait pas carrément sa pipe.

Outre le fait qu’ils pensent que tout le monde cause la langue de Solaar, c’est peut-être pour  ça que les Grenouilles ont un accent si pourri quand ils jactent en anglais. A la limite je ne sais même pas si on peut décemment dire qu’ils parlent anglais vu leur accent. Il serait certainement plus à propos de dire qu’ils parlent français en utilisant des mots anglais.

Pour ce qui est de ma pomme, je me surprends à ne pas parler le même anglais selon que je m’adresse à des francophones ou à des anglophones. Avec des compatriotes, il y a comme une retenu, une volonté de ne pas donner l’impression d’en faire trop. Poursuivre la lecture

19 novembre 2009

Bring the science back

Vous saviez que Marvin Gaye a eu Arno comme cuisinier quand il habitait à Ostende ?
Qu’il a changé son patronyme de Gay en Gaye pour se différencier de son père et rendre hommage à son idole, Sam Cooke, qui avait lui aussi ajouté un E à la fin de son blaze ?
Qu’il a produit Phil Barney ? (oui, oui, ce Phil Barney)

Je parle de Marvin mais en fait j’ai envie de causer de Thierry et des Bleus. Bizarre de mettre la classe ultime et le parangon du manque d’élégance dans une même note non ?

En fait laisse tomber j’ai pas envie d’en parler. Ni de l’émission spéciale de TF1 après le match, ni de Sarkozy et ses sbires qui nous disent en gros que “la fin justifie les moyens”, ni de la presse qui parle de main de Dieu  là où celle de Diego s’inscrivait dans un contexte historique particulier et précédait le plus beau but de toute l’histoire du foot filmé…

En revanche j’aimerai dire à tous les hipsters de Twitter et d’ailleurs que le foot n’est pas qu’un sport de beauf. Que ses opinions à la con sur quelque chose qu’on ne comprend pas, on devrait les garder pour soi. Comme la religion.
Peut-être que de la même façon que les nouveaux beaufs portent Aviators et Rolex, ceux qui s’empressent de chouiner dès qu’il y a de la chique dans la lucarne ont peut-être pris la place du supporter en survêt qui se gratte les amicales devant la téloche.

Si vous passiez moins de temps à jouer les trolls en étalant votre mépris du ballon rond au moindre match (comme si on en avait quelque chose à branler en plus…), peut-être seriez vous au courant pour Cantona, Cruyff ou Best, pour le Barça, le Brésil ou Liverpool, pour So Foot ou Carton Jaune.

Qu’importe le trou du cul, l’important c’est la quantité de merde qui en sort.

En parlant de merde, six ans avant de s’auto-détruire, 50 Cent prenait le monde d’assaut avec GRODT. Que de chemin parcouru. Faut juste lui dire que ça ne sert à rien d’avancer quand c’est dans le mauvais sens…

18 novembre 2009

Brève histoire des Celtes

Aux peines-à-jouir la demi-mesure : le Celtique est ce qui ressemble le plus au Fouquet’s à Noisy-le-Sec. Même si leur ketchup a l’air d’avoir coagulé, leurs croque-monsieurs au pain poilâne sont définitivement les meilleurs du monde. Les pakistanais et les simili croque au pain de mie Leader Price qu’ils vendent dans leurs cabanons attenants à de nombreux troquets parigots peuvent aller se rhabiller.
En plus le Celtique a quelque chose que ni le Fouquet’s ni les pakistanais ont : un personnel de série télévisée. Bas de gamme la série certes, mais eh, c’est déjà pas mal non ?! Mieux vaut porter du Fabio Lucci que de se balader en slibard. Poursuivre la lecture